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Témoignage

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The voice

Témoignage

30 octobre 2007 19:13
 


Bonjour,

Je me permets de contribuer à ce forum en vous exposant mon parcours avec les drogues, et plus particulièrement, avec le cannabis.

J'ai commencé à consommer à l'âge de 16 ans (j'en ai 31 ans aujourd'hui). Au départ, la consommation était très espacée, du genre un ou deux joints PAR MOIS. Puis, une fois que le "tissu relationnel" inhérent à une consommation s'est développé, j'ai donc pu trouver plus facilement du cannabis, dès lors, ma consommation a tout doucement commencé à augmenter. Pour moi, j'ai "basculé" à partir du moment où j'ai commencé à fumer dès le matin, avant d'aller au cours.

Rapidement, j'ai aussi essayé d'autres produits, tels que le LSD et l'exctasy. Je ne veux pas tombé dans le cliché du "qui fume un joint aujourd'hui se piquera demain", car beaucoup de mes connaissances en sont toujours restés qu'au cannabis, mais ce ne fût pas mon cas.

Trois ans plus tard (donc, vers 19 ans), je prenais "tout ce qui passait" ;du cannabis en doses massives, de la cocaïne des amphétamines etc.

Sortis de mes études secondaires avec succès, je n'étais par contre pas en état d'entamer des études supérieures. Vers 20 ans, avec l'aide d'une amie, et avec beaucoup de volonté, j'ai stoppé toutes les drogues "chimiques" que je prenais, ce ne fût pas facile, j'en ai bavé, mais je m'en suis sorti.

Au départ, j'avais vraiment tout arrêté, y compris les joints, mais rapidement, je me suis rendu compte que les médicaments "calmants" et de substitution que l'on me prescrivait n'étaient, finalement, guère mieux que les drogues chimiques elles-mêmes, donc, je me suis remis au cannabis et ai laissé tombé ces médicaments. J'ai par la suite repris des études supérieures, que j'ai par ailleurs réussies sans problèmes et avec de très beaux résultats....mais, pourtant, ma consommation de cannabis n'a encore fait qu'augmenter, encore et encore. A un moment donné, j'étais pas loin de 15 joints par jour !!!!

Vint ensuite le début de ma vie professionnelle, que j'ai toujours su très bien assumer, mais pourtant, dans ma sphère privée, le cannabis était là, toujours bien là ! ...

Mais à l'époque, l'idée d'arrêter ne me traversait pas l'esprit, puisque je réussissais bien dans la vie, et, autant le dire, avec le poste que j'occupe, l'argent n'est pas réellement un problème, donc, (et c'est cela qui est très vicieux avec la drogue) dans de pareilles conditions, on ne pense pas à arrêter "puisque tout va bien", au contraire, je voyais mes joints du soir comme une juste récompense après une dure journée de labeur.

Ce sera lorsque je rencontrerai celle qui plus tard deviendra mon épouse que j'ai commencé à me remettre en question vis-à-vis du cannabis. Mais, entre ce moment là, et le moment où j'ai vraiment commencé à essayer d'arrêter, près de cinq ans se sont encore écoulés (vous imaginez !)

Aujourd'hui, je suis marié, bien installé et vis une vie sociale très correcte, le cannabis n'y a plus sa place, et lorsque je fume (ou plutôt "fumais"), je me sens vraiment en décalage total avec le milieu avec lequel j'évolue aujourd'hui.

Aussi, vers la fin de ma période de consommation, je n'éprouvais plus vraiment de plaisir par rapport au cannabis, et quand je ressentais quelque chose, cela se manifestait plutôt par de l'anxiété, voire des angoisses profondes (ce qui n'est quand même pas le "but" recherché). Donc, en plus de ma situation, ces mauvaises expériences étaient une motivation supplémentaire pour arrêter.

Alors, il y a peu de temps, j'ai fait le grand saut, et j'ai décidé d'arrêter, je ne suis pas encore très loin dans cette démarche et même si jusqu'à présent, je tiens le coup, je ne m'estime pas encore guérie du "démon vert" (humour)...

Oui, il y a des effets désagréables quand on arrête le cannabis après des années de consommation "sauvage" ;nervosité, mais, en même temps, grosse fatigue, transpirations, salivation abondante et difficilement contrôlable, impression de s'ennuyer tout le temps etc.

Par contre, il y a des effets positifs, et ce sont ces derniers qui permettent de tenir le coup ;idées beaucoup plus claires (logique), plus d'énergie, plus de force physique, "performances" et appétit sexuels accrus (ben oui !)....et aussi, ne le nions pas, on est quand même fier de soit !

Au final, pour moi, le cannabis demeure la drogue la plus vicieuse qui me fût donné de prendre, car, au premier abord, on la croirait presque inoffensive, et il faut dire qu'il y a quelques années, il y a eu un grosse campagne de "laxisme" dans la presse, voire même parfois de la part des scientifiques, clamant un peu partout que le danger n'était pas très grand....aujourd'hui, ces mêmes intervenants essayent de se rétracter, car ils se rendent comptent qu'ils se sont trompés, mais il est trop tard, le mal est fait !

Pour moi, il n'y a pas de "drogues douces", mais juste des drogues moins dures que d'autres.

Voilà, je ne fais pas et ne ferai pas la morale, mais n'allez surtout pas croire que fumer du cannabis soit quelque chose d'anodin, c'est justement parce que la majorité des personnes qui en consomment savent vivre normalement à côté que cela rend cette drogue encore plus vicieuse et insidieuse, car elle s'installe discrètement dans tous les moments de votre vie, pratiquement sans que vous vous en rendiez compte....

Je me tiens à votre entière disposition pour tout échange ou complément d'information éventuel.

Amicalement

The Voice

 

Ludo68

Cannabis

30 juin 2008 12:42
 


Ben salut deja,

Ben moi j'ai un probleme, pas comme le tien mais bon.

Je suis un fumeur de cannabis depuis 6 a 8 mois je pense.

Mon pere le savait deja mais il a vu que mes resultat devenait decevant, il a donc penser que cetais le cannabis que je fumais!

Un peu normal, des que j rentrai du travail, j'en fumais , aucune motivation donc pour travailler.

Il m'a dit donc d'areter, es tu sais quoi, c'etais la deprime total tous les jours, je pensais qua ca, je sentais que je m'ennuyais tous e temps et que jetais mal dans ma peau aussi.

Donc tu vois en clair mais c'est meme pas une question d'annees mais de mois!!!!pour etre dependant.

Ben voila en bref mon histoire, je fume toujours du cannabis et je sais pas comment areter, peux tu me conseiller???? Merci d'avance

Ludovic 19 ans vivant en Republique tcheque.

 

 

reponse au pseudo malades!

18 juillet 2008 03:14
 


Je pense qu a la base tu devais presenté quelque desordre mentaux pour que fumer des joints deviennent en quelque sorte le sens de ta vie tel que tu le decrit plus haut, le cannabis est devenu une porte de sortie, une échappatoire à tes problemes et c' est pourquoi il t'a été si difficile d' arreter.

Comme beaucoup d'autre tu pense que le demon vert, pour reprendre tes mots, etait la cause de tes souffrances alors qu il n en etait que la consequence...

Avant d'arreter totalement la consommation de cannabis il est préférable de chercher la cause de ton mal-être et tu verras qu'une fois tes problèmes résolus l' arrêt de ta consommation deviendra bien plus facile voir meme évident . Car comme beaucoup de gens mal dans leur peau tu te rendras compte en arrêtant que tes problèmes continus et que la vie ne deviens pas rose pour autant.

Ceci est valable pour tous les gens qui jouent les victimes de la vilaine herbe, dont la vie sociale est anéantie et dont la vie ne seras plus jamais comme avant etc , arrêtez de vous chercher des excuses et bougez-vous un peu le cul!!!

Le discours de certains vis a vis du cannabis (a différencier de toutes les autres drogues) conforte certains looser dans l idee qu'ils sont de pauvres victimes, affectées à jamais par la fumette et je trouve cela regrettable car ce dont ils auraient besoin, pardonnez moi l' expression c' est d' un bon coup de pied au cul!!!

Ouvrez les yeux, vous etes bien portant, vous n' avez aucune maladie mortelle et avez toujours vos deux bras et deux jambes donc arretez de jouer les victimes et prenez-vous en main!!

 

GLOIRE ET HONNEUR

REPONSE A MONSIEUR JE SAIS TOUT

19 juillet 2008 12:56
 


sache que les personne souffrant de désordre psychologique peuvent empiré leurs état suite à la prise répété de cannabis bien évidement il ne sont au courant de leur problème psychologique qu'apres avoir consomer la porte se referme derriere eux et , en avant la galére chez le psy le canabis est une drogue au meme titre que les autres !!! les uns s'en sorte les autres tombes

 

Le chasseur de mouton

Votre morale est despotique

27 juillet 2008 06:45
 


Statistiquement, le Cannabis est la substance illégale la plus consommée, et de loin en Europe. En France, ce n'est un secret pour personne, son usage est quotidien pour plusieurs millions de personnes, mineures, majeures, intégrées ou pas.

C'est triste a dire, mais le seul usage du cannabis est suffisant pour classer la quasi totalité des civilisations occidentales comme des lieux de forte consommation de stupéfiants. Les conséquences dans leur ensemble peuvent être largement considérées comme catastrophiques sur la sante tant psychologique que physique. Les fumeurs vivent moins longtemps, coutent cher a la sécu, et tourmentent souvent ceux qui les voient parfois sombrer dans une déchéance sociale.

Cette perception laisse inévitablement penser que la prohibition est largement souhaitable pour l'intérêt général. Les personnes les plus fragiles sont les plus touchées par le phénomène. En effet, une personne vulnérable aura souvent une forte propension a se refugier dans un bien être temporaire qui lui laisse un répit, au lieu d'attaquer son problème de front.

Mais tout ca, c'est du misérabilisme, de la pitié déplacée, un diktat du bien penser. Toutes les drogues sans exception, jusqu'au crack, sont avant tout des molécules, ou des ensembles de molécules. Ces atomes assemblés ne sont pas méchants, ils ne sont pas gentils non plus, ils ne sont que ce que l'on en fait. Si aujourd'hui un citoyen consomme du cannabis, il le fait en connaissance de cause, et même s'il n'est pas forcement un biochimiste confirme, affirmer que l'on peut prendre du cannabis sans se douter que l'on prend un risque est l'expression même de la lâcheté intellectuelle la plus caractérisée. Ca ne vaut pas mieux que celui qui boit en se disant qu'il ne sera pas ivre. Sartre qualifierait les usagers qui se considèrent comme des victimes de salauds. Seule l'administration forcée semble a mon sens condamnable.

L'usager ne doit s'en prendre qu'a lui même. La drogue est quelque chose que l'on se fait a soi. Si autrui désapprouve, la constitution lui confère le droit de ne pas contracter ou de ne plus contracter avec lui. Il faudrait arrêter de déresponsabiliser les personnes dites vulnérables au nom d'une empathie qui engendre une perception sociale perverse. Je ne vois pas en quoi stigmatiser les usagers ou les prosélytes aide les faibles a devenir forts. En fait, cette standardisation du bien être représente une oppression en soi qui a largement de quoi pousser vers la drogue.

Postulons que nous arrivions enfin a une société idéale ou on ne fume plus de tabac, ne buvons plus d'alcool, et plus de drogue prohibée et plus d'anti dépresseurs abusifs. Nous serions alors dans une société de gens sains, ou de gens saints. Mais en quoi cet état de fait rendrait les gens plus courageux pour affronter leur problèmes? Les drogues chimiques ne sont qu'un refuge parmi tant d'autres. On aurait alors des légions de joggeurs avec les problèmes de dos et de genoux qui vont avec, des boulimiques en pagaille, des anorexiques pléthoriques, des hyperactifs pullulant, des addicts religieux décérébrés qui ne voient pas plus loin que le bout de leur bible ou de leur coran, des accrocs au frics, des accoutumes au pouvoir qui manipulent autrui pour se sentir exister, et des malades de l'adrénaline avec leur lots d'accidents récurrents.

La drogue est une occupation, avec ses risques et ses plaisirs. Le témoignage d'origine présente d'ailleurs un aspect intéressant. L'appétit sexuel de cette personne s'est vu exacerbe par son arrêt du cannabis, ses performances avec. La consommation du cannabis nous aurait elle débarrassée d'une partie de la nymphomanie? Une nymphomane notoire aurait elle alors intérêt à se droguer si elle perçoit son addiction au cannabis comme moins grave que son appétit sexuel débordant?

Argument fallacieux me direz vous: on ne résout pas un problème avec un moindre mal. C'est assez vrai. Celui qui fume pour éviter autre chose fuit son problème original. Mais tous les drogués ont ils réellement un problème? Ceci revient alors a admettre que tous les alcooliques, les drogues et pourquoi pas les fumeurs de tabac, ont besoin d'un psy.

La vérité est a mon sens bien autre: Assumez. Détestez la drogue si ca ne vous réussit pas, si ca vous fait peur ou si c'est contraire a vos valeurs. Refusez ce qui vous révulse d'une manière ou d'une autre. Les cas de gens drogués de force sont rares et doivent être traites pour ce qu'ils sont: des tentatives d'empoisonnement. Mais les gens qui vivent mal leurs addictions ne méritent pas plus ni moins d'attention que ceux qui souffrent d'un chagrin d'amour. La drogue est une drogue auto infligée. Tout ce qui en découle comme conséquence négative est a assumer avec responsabilité. Je n'ai aucune pitié pour les lâches. Voler pour se procurer de la drogue n'est pas plus excusable que voler pour acheter une télé: Le vol c'est aller à l'encontre du droit à la propriété privée. Si on prend en compte le motif du vol, on risque vite d'arriver à des vols excusables. Si on n'a plus le droit d'être malade à cause de la drogue alors pourquoi aurait on le droit d'être boulimique? Pourquoi aurait-on le droit d'être masochiste? Pourquoi aurait on le droit de faire des sports a haut risque? Pourquoi aurait on le droit de ne pas dormir pour faire la fête?

Les bien-pensants comme " gloire et honneur " qui nous à fait honneur de sa prose n'ont pas d'honneur. Ce sont des dictateurs en puissance. Mon corps est à moi et a moi seul. En l'occurrence, le mien est vierge de THC a l'heure ou j'écris ce message. Complètement vierge puisque je n'ai pas fume depuis plus de 6 mois. Dans deux jours je refumerai du cannabis et celui qui viendra essayer de m'en empêcher devra me passer sur le corps, parce que ce corps est ce que j'ai de plus précieux, et personne ne me privera jamais d'en faire ce qui me plait.

Alors puisque la mode est au témoignage, voila le mien: J'ai consomme régulièrement depuis plus de 25 ans. J'ai arrêté quand j'avais envie d'autre chose et j'y suis revenu quand j'en ai eu envie. J'ai eu mille fois l'occasion de prendre autre chose, et j'ai toujours refuse par manque de confiance en ma capacité d'arrêter ces autres choses (cocaïne, LSD, Extasie etc...). J'ai supporter ma faiblesse sans en faire payer le prix aux autres.

Les pauvres vulnerables a propos desquels on fait régulièrement étalage du malheur me font pitié. Je les plains, et parfois je les aide. Mais la contre partie est que je les méprise également. Tout le monde tombe un jour ou l'autre, et si ce n'est pas la drogue qui vous fait trébucher, ce sera une histoire d'amour, le décès d'un proche, une profonde désillusion, ou je ne sais quoi encore. Les salauds sartriens qui veulent éradiquer la drogue n'ont aucun respect pour ce qui fait la beauté de la condition humaine: La force de se relever, l'envie d'explorer, la curiosité intellectuelle, la prise de risque, le fait de vibrer au quotidien ou de refuser toute émotion quand on n'aime pas ca. La liberté.

La drogue et un droit inaliénable au même titre que le droit de rire et de pleurer, le droit de prendre du plaisir et d'en payer le prix. Interdisez la drogue si vous voulez, stigmatisez la si vous voulez, moi, vous ne m'aurez jamais. Tant que je serai vivant et pas mis en cage par votre cohorte d'esclaves qui feront ca pour mon bien, je serai heureux, et je vous mépriserait encore et toujours parce que la seule valeur qui mérite d'être respectée dans ce monde est la liberté individuelle. Votre volonté de faire des autres ce que vous voudriez qu'ils soient est une insulte à la conscience qui vaut autant que le fascisme, le communisme, ou toute autre forme de totalitarisme. En voulant faire le bien des gens malgré eux vous en faites des esclaves de votre modèle. L'existence de la souffrance est le pendant du plaisir, et si sans liberté de blâmer il n'est point d'éloge flatteur, sachez que sans déchéance, il n'y a pas de grandeur. Si vous supprimez le droit de se droguer alors vous postulez que la liberté de disposer de son corps n'est pas inaliénable, et vous posez les bases qui inévitablement mènent à un esclavage, partiel ou total.

Je hais votre morale, et les faibles n'ont qu'à crever si leur bonheur doit se faire aux dépens de ceux qui n'ont besoin de personne. Il est facile de s'unir à 20 faibles contre un fort pour ne pas avoir à supporter de le voir jouir d'un bonheur que les autres ne peuvent pas se permettre. Votre despotisme est le résultat l'alliance répugnante de votre lâcheté et de votre jalousie.

PS : " Gloire et honneur ", relisez vous, vous verrez à quel point votre illettrisme adjoint le ridicule à votre injure à la liberté.

 

Le webmestre

Cannabis : plus tu y touches, plus tu risques de devenir schizophrène !

27 juillet 2008 11:44
 


Je pense que le témoignage du "chasseur de mouton" défend trop la liberté en n'abordant pas les risques spécifiques de la consommation de cannabis chez les adolescents.

Je vous invite à lire l'article ci-dessous avec le résultat d'une étude scientifique toute récente (Source : http://fr.novopress.info/?p=12279 ) :

 

    Cannabis : plus tu y touches, plus tu deviens schizophrène !  
 

 

cannabis

19/07/2008 –12h00 LONDRES (NOVOpress) – Le British Journal of Psychiatry vient de publier la plus vaste étude réalisée à ce jour sur les liens existant entre cannabis et psychoses (dont la schizophrénie est l’une des formes les plus fréquentes). Celle-ci confirme la relation qui existe entre ces deux éléments, une relation déjà été mise en évidence par de précédents travaux scientifiques de moins grande ampleur.

Cette étude finlandaise, qui a porté sur 6630 adolescents de 15 à 16 ans, montre que les adolescents ayant consommé du cannabis présentent plus fréquemment des signes avant-coureurs de psychoses que ceux qui n’en consomment pas. En outre, ces signes sont plus fréquents chez les consommateurs réguliers que chez les consommateurs occasionnels. L’étude a également étudié d’autres facteurs, en particulier l’état psychique de ces adolescents pendant leur enfance avant la prise de cannabis, leur contexte familial, et la consommation d’autres drogues. Et ses résultats prouvent le lien existant entre cannabis et signes de début de psychoses alors même qu’a été éliminée l’influence possible des autres facteurs.

 
 

 

Cette publication est particulièrement intéressante pour la France au moment où notre pays bat des records de consommation de cannabis en Europe. Une situation alarmante qui a amené l’Académie Nationale de Pharmacie à publier voici quelques mois un rapport intitulé La pandémie cannabique et qui rappelle les dangers de ce produit.

Des dangers trop souvent oubliés ou sous-estimés.

 

 

Le chasseur de mouton

Re: Cannabis : plus tu y touches, plus tu risques de devenir schizophrène !

27 juillet 2008 17:26
 


La premiere cause de mortalite en France est les accidents de la route. Prendre une voiture est donc dangereux. Il faut donc interdire les voitures, beaucoup plus dangereuses que le cannabis.

Au fait, a t'on fait des etudes sur les psychoses des jeunes dues a l'alcool? Et a t'on une idee reelle des consequences des anti depresseurs qu'on distribue comme des bonbons des qu'un ado boutonneux a un coup de blues?

Cette etude est tres probablement vraie. Mais au risque de vous decevoir, ce n'est pas a vous de determiner comment autrui doit vivre ou mourir, schyzophrene, nevrose, euphorique, decale ou pas. La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible. Heureusement que vous nous dites comment la vivre, et comment ne pas la vivre, sans ca, nous serions perdus.

Le cannabis est diabolise par un construit historique qui est aussi malsain que des arguments machos, ou ceux restreignant ne serait ce qu'un tout petit peu la liberte d'expression (comme en France). Les risques de la drogue sont reels et grands. Mais tout est dangereux. Meme faire des enfants est dangereux quand on pense a tous les troubles psychologiques consecutifs a des relations sexuelles mal vecues sans oublier les MST et les enfants atteints de maladies qui les font souffrir toute leur vie (qu'on soigne avec des drogues). Que pensez vous du danger de se retrouver un an en prison a l'age de 18 ans? Le risque de la prohibition n'est il pas plus grand que celui de la consommation? En taule, un gamin de 18 ans se trouve a Crime University, expose a des truands des vrais. Il perd un temps precieux pour sa formation tant professionelle que sociale. Mais on fait tout ca le proteger des dangers du Cannabis.

Ce sont des arguments de despotes. Cette pretendue generosite est en fait de la haine deguisee de la part de ceux qui ne supportent pas que le monde ne soit pas leur petit paradis de bisounours gentils avec des enfants habilles en rose pour les filles en bleu pour les garcons. Avec des une societe bien rangee, des citoyens bien propres, ou meme les balayeurs sont en costume trois piece.

Quand on a travaille 12 heures en usine, que quand on rentre chez soi il n'y a que TF1 ou France 2 a regarder, qu'on est trop creve pour sortir, et qu'on aimerait bien avoir autre chose comme plaisir qu'ub verre de mauvais bourbon dans un verre a moutarde, je crois que ce n'est pas trop demander que d'avoir le droit de fumer un joint sans risquer d'etre poursuivi par une cohorte de fonctionnaires. Personellement, je ne serai pas choque non plus par un toxicomane qui se piquerait a grand coup d'opiaces (morphine heroine...). A qui appartiennent ces veines innondees de stupefiant? A qui appartiennent ces gentils neurones?

Interdisons les hamburgers, trop dangereux pour l'obesite et le cholesterol. Interdisons le vin, charge d'alcool qui rend violent et incontrolable.

Vous rendez vous compte que vous avez ecris l'expression "trop de liberte" Comment peut on etre trop libre de disposer de soi meme? J'attend vos percutants arguments avec une impatience non dissimulee. Ou est la limite entre celui qui n'est pas assez libre et celui qui l'est trop?

La liberte est un ideal, un absolu. On est libre, ou on ne l'est pas. Dans les fait, on est toujours libre. La liberte est un etat d'esprit, personne ne controle les pensees de personne (pas encore). Mais apres il y a l'antagonisme de cette liberte, et celui ci se cache. Cet antagonisme s'apelle opression de son vrai nom, mais on l'appelle toujours differement: Ordre, pretection, limite aux exes, interet general.

Bien sur vous faites ca pour notre securite, mais souvenez vous de Benjamin Franklin: "Un peuple pret a sacrifier un partie de sa liberte pour sa securite ne merite ni l'un ni l'autre."

La prudence est une mesure que chacun prend pour soi. Quand un athlete affront Tyson, ce n'est pas prudent a moins d'etre un poids lourd experimente. Pour un gabarit comme Nicolas Sarkozy ou Mahatma Gandhi, ce n'est pas prudent. Le drogue est un poids lourd qu'on n'affronte pas a la legere. Mais demandez aux boxeurs combien damneraient leur ame pour pouvoir combattre Mohamed Ali rien qu'une fois dans leur vie. Un reve, une uthopie (pas la mienne), mais les "salauds sartriens" prohibitionnistes, et les gangs de mamans en colere suivis de leur armees de beaufs avines, les parents de "Gerard", se mettront autour du ring pour leur bien. Juste parce qu'un amateur a toutes les chances de se prendre un chaos grave. Ils vous bloqueront l'acces a votre reve comme on interdirait la baignade dans un lac meme a Laure Manaudou, sous pretexte qu'il n'y a pas de maitre nageur.

Votre peur panique de la mort et de la souffrance, le fait que quand vous voyez autrui souffrir, vous ne pouvez vous emnpecher de vous souvenir que c'est a vous que ca peut arriver, voire meme pire, a vos gosses; tout ca vous insupporte. Vous en deduisez donc que c'est maaaaal. Et bien desole de vous remettre les idees en place, mais si vous ne voulez pas avoir mal, la seule solution, c'est la mort, ou l'heroine. Quand a la peur des mamans en colere qui sont tellement genereuses qu'elles voudraient donner un monde parfait a leurs enfants, elles sont genereuse avec un monde qui ne leur appartient pas. Donner la vie, c'est donner des oportunite, et des ecueils. Donner la vie, c'est donner la souffrance et le plaisir, le bonheurs et heureusement, le malheur qui nous permet de l'apprecier. Ce contrat vous l'avez signe quand on a coupe le cordon et jete le placenta. Vous ne m'escroquerez pas de mon malheur, j'y ai autant droit que n'importe qui, et sans ca, je ne saurai pas ce qu'est le bonheur.

"Trop de liberte" est le symptome de l'indigence intellectuelle. Ca me revolte bien plus de voire la misere mentale infligee a des peuples entiers que de voire trois gamins aller voir un psy ou meme crever d'un cancer du poumon.

Votre generosite cache de la peur et au fond, de la haine.

 

Le webmestre

Faut-il supprimer ce forum sur le cannabis ?

28 juillet 2008 21:53
 


Bonjour "chasseur de mouton"

Pour vous expliquer pourquoi je pense que vous défendez trop la liberté, je voudrais préciser le cadre de discussion de ce forum :

Nous nous exprimons dans un des forums de l'association Apel des parents d'élèves du lycée Sainte-Marie de Cholet.

Une association Apel de parents d'élèves n'a pas pour vocation à apporter des réponses à tous les problèmes de la société.

L'objet d'une association Apel d'établissement est clairement défini par ses statuts :

  • favoriser et garantir le libre choix de l'école, conformément au droit naturel des parents à l'éducation et à l'instruction de leurs enfants, selon leur conscience ;
  • promouvoir le caractère propre de l'Enseignement catholique, exprimé dans le projet éducatif de l'établissement, en collaboration avec ses responsables et les organismes concernés ;
  • mettre en œuvre et faire connaitre le projet du mouvement des Apel et renforcer le sentiment d'appartenance à un mouvement national. A cet effet, l'association adhère à l'Apel du département de … , adhérente à l'Apel de l'académie de… , elle-même membre de l'Apel nationale ;
  • réunir toutes les personnes investies de l'autorité parentale à l'égard des enfants scolarisés dans l'établissement et assurer leur information ;
  • représenter les familles auprès des pouvoirs publics et de toutes autorités civiles ou religieuses, et plus généralement auprès des tiers ;
  • étudier toutes questions se rattachant à l'éducation des enfants, à leurs droits et leurs devoirs et ceux de leur famille ;
  • permettre une entraide mutuelle des familles de l'établissement ;
  • participer à la vie de la communauté éducative et la promouvoir, dans le respect des compétences de chacun ;
  • apporter son soutien à l'établissement et contribuer à son animation.

C'est dans ce cadre que se pose la question :

En tant que parents, avons-nous raison d'interdire la consommation de cannabis à nos enfants ?

Je pense que oui, surtout quand une étude scientifique montre que le cannabis peut être dangereux pour la santé mentale des jeunes.

Ce forum doit-il dériver vers un débat sur la légalisation du cannabis ?

A mon avis NON, car un tel débat dépasse complètement l'objet d'une association Apel.

De plus, dans tous les pays où la consommation de cannabis est autorisée, le cannabis reste interdit aux mineurs.

Quelques parents m'ont indiqué leur perplexité quant à la pertinence et l'utilité de ce forum.

Des propos tels que ceux du "chasseur de mouton" ne vont pas les rassurer :

> si vous ne voulez pas avoir mal, la seule solution, c'est la mort, ou l'heroine;

Plusieurs conseils de ce type peuvent être lus par les jeunes dans ce forum et je me pose la question : ce forum est-il utile ? Ne faudrait-il pas le supprimer ?

Et je ne parle pas des messages que j'ai censurés ou que des parents m'ont demandé de censurer..

En septembre, j'inviterai les parents membres de notre conseil d'administration Apel du lycée Ste-Marie à se prononcer : rien de plus démocratique.

Dans l'intervalle, si vous êtes parent, professeur ou élève, merci pour vos points de vue..

Bien amicalement,

Philippe,
Parent d'élève membre de l'Apel du lycée Sainte-Marie de Cholet

[vous pouvez répondre dans le nouveau forum : http://www.apel-lycee-stemarie-cholet.org/forums/topic456.html ]

[note ajoutée le 21/09/2008: Faut-il supprimer ce forum ? réponse dans http://www.apel-lycee-stemarie-cholet.org/forums/topic456.html#p1421]

 

Le chasseur de mouton

Trop de liberte ...

3 août 2008 12:26
 


Cher Philippe

Je ne vois pas en quoi mon texte a de quoi faire peur. Si vous garantissez a un enfant qu'une vie sans douleur est possible, je crois que je peux etre encore plus choque que vous.

Je ne pense pas que les mineurs soient en effet les meilleurs candidats pour bien vivre tout en etant sous l'effet d'une drogue, ni pour faire ce choix en toute responsabilite. L'ai je dit? Mais n'y a t'il que des mineurs au lycee? A ma connaissance non.

Parler de la legalisation vous semble peu approprie. Je concois. Mais alors pourquoi lancer le debat vers le cannabis. Si le seul point a debattre est la dangerosite du produit, pourquoi ouvrir un forum? Il ne peut y avoir de reel debat si les parents d'eleves ne sont satisfaits que lors d'un enchainement de lapalissades et de lieux communs ou chacun se renforce mutuellement dans des convictions partagees, en l'occurence: "Le cannabis c'est mal, ceux qui en prennent sont soit des pauvres bougres qu'il faut prendre en main, soit des dechets dont il faut se debarasser".

Enfin, permettez moi d'etre particulierement decontenance par l'idee qu'une personne censee representer la responsabilite et l'autorite puisse releguer la liberte au rang de problematique secondaire. Sans liberte, il n'y a pas de combat qui merite rellement d'etre mene. L'absence de liberte est meme le lit de la drogue et de ses abus, parce qu'il n'ya rien qui ne donne plus envie de fuir dans les paradis artificiels que l'impression d'etre predestine, victime du hollisme, et sans avenir autre que celui prevu pour soi par d'autres.

Au lieu de se demander comment les jeunes se droguent, je me demanderai plutot pourquoi. Si les bien pensants qui veulent LEUR propre bien pour tout le monde avaient un peu plus d'empathie, peut etre chercheraient ils reellement la reponse. Aujourd'hui, le seul constat evident que l'on puisse faire a propos de la drogue est que sa diabolisation n'a fait que creer un schisme haineux entre ceux en prennent et ceux qui la combattent.

Le cannabis est un probleme pour qui le laisse devenir un probleme. Votre volonte de preserver la morale, de dire a ces idiots de jeunes ce qu'ils doivent faire pour leur bien, tout ca revient a une seule et meme recurente contradiction qui reveient en permanence dans la bouche de ceux qui sont face a des problemes d'education:

Vous voudriez que les eleves (meme majeurs) soient intelligents, et vous les prenez pour des imbeciles. (puisque vous vous gardez un droit de veto sur toutes leur decisions).

Fort aise... Mais mettez vous a leur place.

 

Le webmestre

Re: Trop de liberté ...

8 août 2008 22:49
 


Bonjour Chasseur de mouton

Ne croyez pas que je relègue la liberté au rang de problématique secondaire : ce serait un comble dans un forum de l'enseignement libre.

J'aurais dû m'exprimer autrement quand j'ai écris que vous défendez trop la liberté.

Je vous rejoins quand vous dites qu'il ne faut pas prendre les jeunes pour des imbéciles : une interdiction, si elle n'est pas expliquée, est totalement inutile, et même contre-productive.

Sur le site de l'Académie Nationale de pharmacie, il y a un article intéressant qui apporte des explications : La pandémie cannabique .

Dans cet article, il est écrit :

4. L'Académie Nationale de Pharmacie rappelle les principaux dangers, désormais bien établis de cette drogue :

a. dépendance psychique et physique, dont l'intensité est masquée par la très longue rémanence dans le cerveau (c'est la seule drogue stockée pour des jours et même des semaines dans le corps et le cerveau) ;

b. effets sédatifs, perturbation majeure de la conduite des véhicules à moteur ;

c. effets anxiogènes (après avoir été perçue et utilisée comme anxiolytique) ;

d. effets dépresseurs (après avoir été perçue par le déprimé comme antidépresseur) ;

e. facteur très important de décompensation des états schizophréniques, facteur d'aggravation de ceux ci et de résistance à ses traitements ;

f. développement du syndrome amotivationnel, avec perturbation des mécanismes éducatifs par trouble de la mémoire opérationnelle et défocalisation de l'attention ;

g. induction de la consommation d’autres substances addictives : héroïne, alcool, tabac ;

h. effets cancérigènes (il produit sept fois plus de goudrons cancérigènes que le tabac), il accroît la fréquence des cancers ORL et broncho-pulmonaires, qui de ce fait seront plus nombreux et surviendront plus précocement ;

i. effets négatifs sur la fonction pulmonaire et en pathologie respiratoire ;

j. effets délétères cardiovasculaires ;

k. Effets perturbateurs sur la fécondité, le déroulement de la grossesse et le développement ultérieur du nourrisson ;

l. Effets dépresseurs sur les défenses immunitaires.


Je ne sais pas ce que vous en pensez mais il me semble normal que les parents n'acceptent pas que leurs enfants consomment un produit qui a autant d'effets secondaires.

 

Dans la position de l'Académie nationale de Pharmacie, vous pouvez également lire :

L'Académie nationale de Pharmacie recommande :

3.de diffuser informations et mises en garde sur les toxicomanies, au sein des écoles, collèges, lycées, universités et notamment les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres, dans des emplois du temps aménagés à cet effet, avec l'intervention de professionnels de la santé ;

Cette recommandation a été prise en compte dans le PLAN GOUVERNEMENTAL DE LUTTE CONTRE LES DROGUES ET LES TOXICOMANIES 2008-2011 et le gouvernement s'est engagé à développer la prévention en partenariat avec l'Education Nationale.

Si vous n'avez pas le courage de lire ce plan de 76 pages, il existe une synthèse en 4 pages.

Quels seront les résultats de ce nouveau plan ? Nous le verrons en 2011 ...

Une chose est sûre et nous sommes tous d'accord sur un point : l'interdiction, même si elle est nécessaire, ne sufit pas ...

Bien amicalement,

Philippe

 

 

effets secondaires du cannabis

13 août 2008 00:40
 


a.dépendance psychique et physique, dont l'intensité est masquée par la très longue rémanence dans le cerveau (c'est la seule drogue stockée pour des jours et même des semaines dans le corps et le cerveau) ;

b. effets sédatifs, perturbation majeure de la conduite des véhicules à moteur ; c. effets anxiogènes (après avoir été perçue et utilisée comme anxiolytique) ;

d. effets dépresseurs (après avoir été perçue par le déprimé comme antidépresseur) ;

e. facteur très important de décompensation des états schizophréniques, facteur d'aggravation de ceux ci et de résistance à ses traitements ;

f. développement du syndrome amotivationnel, avec perturbation des mécanismes éducatifs par trouble de la mémoire opérationnelle et défocalisation de l'attention ;

g. induction de la consommation d'autres substances addictives : héroïne, alcool, tabac ;

h. effets cancérigènes (il produit sept fois plus de goudrons cancérigènes que le tabac), il accroît la fréquence des cancers ORL et broncho-pulmonaires, qui de ce fait seront plus nombreux et surviendront plus précocement ;

i. effets négatifs sur la fonction pulmonaire et en pathologie respiratoire ; j. effets délétères cardiovasculaires ;

k. Effets perturbateurs sur la fécondité, le déroulement de la grossesse et le développement ultérieur du nourrisson ;

l. Effets dépresseurs sur les défenses immunitaires.

TU CRAQUE MON VIEUX ...... PARLE PAS DE CHOSE QUE TU CONNAIT PAS ! SACHE QUE MES PARENTS FUMENT DU CANNA ET JE NE PENSENT PAS QUE SE SOIT DES GENS MAUVAIS. FAUT ARRÊTER LES PRÉJUGÉS....

 

Le chasseur de mouton

Re: effets secondaires du cannabis

14 août 2008 07:47
 


Cher Monsieur

Je ne crois pas que le webmestre craque. Laissez le s'exprimer tout de même. Il ne vous enlève pas le joint du bec que je sache. Il n'a pas dit que les fumeurs étaient de mauvaises personnes. Enfin, a l'évidence votre message n'apporte rien au débat de plus qu'une débauche d'émotion et au final par votre comportement vous servez la soupe aux prohibitionnistes. Si vous avez des contre arguments pertinents exposez-les clairement. Le fait que ce soient vos parents qui fument ne prouve rien. Je connais personnellement un tas d'ordures finies qui fument. Je fume moi-même et je suis parfois perçu comme une ordure. Tout ça c'est de l'affectif. Ca ne convaincra personne.

Cher webmestre

Merci d'avoir pris le temps de me répondre. Je vais essayer de vous exposer ma façon de pensée qu'après plusieurs pages de ma prose vous semble toujours aussi abscons.

Vous me dites :

" Ne croyez pas que je relègue la liberté au rang de problématique secondaire : ce serait un comble dans un forum de l'enseignement libre. " Argument trivial mais vous auriez eu tort de vous en priver. Ca m'a fait sourire, et c'est toujours ça de pris. Je me permet néanmoins de douter du fait que vous conceviez la liberté comme un absolu. Je vous soupçonne même d'être un partisan du " Juste milieu " de la liberté. Ce n'est pas ma conception de la chose, mais ce n'est pas le sujet.

Voici ce qui me semble etre une synthèse honnête de votre message précédent :

1.Vous ne prenez pas les jeunes pour des idiots, parce que vous pensez qu'il faut leur expliquer pourquoi c'est interdit, et que la prévention est une priorité, le complément indispensable pour rendre l'interdiction effective.

2. Ce document sur les danger physiques et mentaux de l'usage du cannabis vous semble présenter un risque sanitaire suffisant pour justifier la prohibition. Vous avancez également très clairement que les parents ont raison d'interdire à leurs enfants de fumer du cannabis.

3.Enfin vous stipulez que l'interdiction est nécessaire mais non suffisante J'imagine que vous sous entendez que ça ne suffit pas pour éradiquer l'usage du cannabis, au moins chez les jeunes. Si ce n'est pas ça, alors je vais parler dans le vent, mais je prends le risque.

Voici les réponses que j'ai à faire à ces remarques. Je vous le dis d'emblée pour ne pas vous prendre en traître, je trouve ces arguments intéressants parce qu'ils représentent très fidèlement ce qu'avancent les prohibitionnistes qui ont survolé la question. Aussi, j'ose prétendre arriver à vous prouver que ces argument ne sont pas suffisants pour prouver la nécessité de la prohibition, pas plus chez les jeunes que chez les vieux. Ils sont tous précieux à mes yeux et je crois que ce n'est pas immoral de penser que la drogue n'est pas plus tragique pour un jeune que pour un vieux quand elle amène autrui à la détresse ou a la mort.

Je vais donc commencer par répondre à chacun de points dans lesquels j'ai subdivisé ma synthèse de votre message.

1.Vous ne prenez pas les jeunes pour des idiots, parce que vous pensez qu'il faut leur expliquer pourquoi c'est interdit, et que la prévention est une priorité, le complément indispensable pour rendre l'interdiction effective.

La prévention est effectivement très importante. Mais je ne l'envisage pas de la même manière. La prévention a l'heure actuelle est conçue comme un travail éducatif qui vise a démontrer uniquement la dangerosité d'un produit. Par ailleurs, cette prévention est vue comme un " mal nécéssaire " si j'ose dire. Pourquoi ce mal est il nécéssaire ? Ca, comme ce n'est pas précisé, il en ressort que cette prévention est la rustine qu'on rajoute à la prohibition , un bandage sur son échec cuisant. Mais la prévention est pourrie par la prohibition. En effet, après avoir essayé d'obtenir l'erradication des drogues les prohibitionnistes essayent de l'obtenir par le consentement. En somme, quand l'oppréssion et le monopole de la violence étatique ne vient pas à bout de la drogue, on passe à la méthode douce. A l'évidence, l'état devrait prendre des cours de pédagogie. D'abord la baffe et puis l'explication esuite. C'était pour être sûr que nous soyons bien attentifs ?

Avant la prévention, le drogué avait le choix entre être hors la loi ou ne pas l'être. L'amélioration de la prévention, c'est qu'elle vous laisse le choix d'être d'accord avec la prohibition ou d'être hors la loi. Parce que finalement, personne n'est dupe devant la prohibition. Si tant de jeunes en rient de cette prévention, c'est parce qu'ils voient bien le schéma. La prévention n'est pas la pour écouter les jeunes. Elle est là pour les convaincre de ne pas faire ce qui de toute façon est interdit. Il n'y a pas de conversation et les jeunes le savent. D'ailleurs ils ne se rebellent pas. J'ai vu plusieurs séminaires sur la drogue, dont certains pour les jeunes : Ils ne sont pas là par choix. Il y en a donc forcément parmi eux qui consomment et qui n'apprécient pas ce qui se dit. Or personne ne s'oppose. Personne ne questionne quoi que ce soit. Pourtant ces drogués sont quand même la raison de l'existence de cette conférence anti drogue. Et les principaux intéressés se taisent. Personne n'exprime jamais son désaccord. C'est normal. C'est parce que les fumeurs savent qu'il n'y a personne a qui parler. Quelqu'un capable de prendre son temps pour aller implicitement justifier la loi présente l'alternative suivante : " D'accord ou pas, de toute façon tu as tort. " Et après vous me dites que vous ne les prenez pas pour des imbéciles. C'est vrai que ce n'est pas le bon terme, mais pour ma part je crois que la conséquence est d'ajouter l'humiliation à la peur. Si la montagne de malheur promise aux drogués par la prévention n'était pas exagérée, statistiquement, il y aurait une quantités d'overdoses, folies profondes et de chauves de chimiothérapie absolument alarmante. Le million et demi de consommateur de cannabis de la France concerne majoritairement les 15-35 ans. C'est-à-dire que la population dans la fleur de l'age est décimée par un fléau. Est-ce le cas ? Moi je trouve que la génération de jeunes actuels est bien plus dynamique que la mienne, et évolue dans un univers bien plus riche que les 70's quoi qu'on en dise. La prohibition dit des choses vraies. Les dangers sanitaires sont réels, mais la prévention ment aussi. Elle explique des corrélations comme des causalités, et finalement cache tout son message le plus important derrière une mauvaise fois évidente : " On vous explique parce que si on met nos menaces d'emprisonnement à éxécution, la vérité va apparaitre au grand jour. Un etat qui pond une loi capable de mettre 5% de sa population en taule sur une seule interdiction est un état policier, un état qui opprime. Faites le bon choix ou on le fera pour vous ".

C'est de surcroit un aveu de faiblesse. Clairement, l'évidence profonde de la prévention, c'est que l'état reconnait qu'il n'est pas capable d'éradiquer l'usage de la drogue, ni même de le réduire à un épiphénomène, ou un comportement marginal, anecdotique. L'état en admettant l'urgence de la prévention avoue ouvertement qu'une très grande part de la population désobéit en permanence à la loi et qu'il y a un risque majeur que ce phénomène s'étende encore. Clairement l'état est dépassé.

La prévention devrait être de l'information factuelle précise, approfondie, critiquée. Et surtout, la prévention est ne devrait pas être minée par une prohibition qui lui donne des airs de propagande communiste avec l'officier politique devant et l'officier de la Stasi derrière. Quand on en est a vouloir obtenir ce qu'on veut avec un mot gentil et un flingue, on se comporte comme Al Capone. Le message de la prévention ne sera jamais entendu tant que durera la prohibition. Telle que pratiquée aujourd'hui, la prévention m'ulcère. Si au moins elle n'était pas obligatoire, elle pourrait au moins laisser les jeunes qui le désirent ne pas s'intéresser au débat parce que la drogue ne les intéresse pas. Eux, personne n'y pense jamais. On se focalise sur un problème parmi tant d'autres, et on essaye de bien le détester tous ensemble. C'est ni plus ni moins que de la propagande.

Passons maintenant au second point de votre message : 2.Ce document sur les danger physiques et mentaux de l'usage du cannabis vous semble présenter un risque sanitaire suffisant pour justifier la prohibition. Vous avancez également très clairement que les parents ont raison d'interdire à leurs enfants de fumer du cannabis.

Tout d'abord, je tiens à vous faire un rapide rapport sur le document produit dans votre message. J'ai connaissance des documents vous mentionnez. Qu'en retire on ? Des informations partielles, tronquées pour être présentées de manière alarmante. On y trouve aussi des sophismes affreux. Le risque accru de passer du cannabis aux drogues dures est un mensonge grossier. C'est une corrélation et non une causalité. Bel exemple pour un document pédagogique. C'est le même genre de rhétorique qui est utilisé par les machistes, les racistes, les fachos et les cocos pour ne citer qu'eux. Par ailleurs les particularités intéressantes du cannabis sont complètement passées sous silence : La réduction de la presion oculaire, le fait que les personnes corpulentes stockent plus de cannabis parce que le cannabis se loge dans les graisses, le fait que le cannabis modifie l'intellect et ne le réduit pas, tout ça n'est pas dit. Les conséquences sur la mémoire par exemple sont très symptomatiques :

f. développement du syndrome amotivationnel, avec perturbation des mécanismes éducatifs par trouble de la mémoire opérationnelle et défocalisation de l'attention ; Amotivationnel est un néologisme. Ce mot spécialement inventé pour la drogue passe pour un mot compliqué du jargon médical. C'est un hasard ? Non, c'est un outil a faire peur dont l'existence montre que la prévention est si sûre de ses arguments qu'elle invente des nouvelles maladies pour se donner du poids. Par ailleurs je ne vois pas pourquoi on devrait être obligé d'être motivé. On est dans un pays libre ou un kibboutz ? Si j'ai envie de glander, ça me regarde !

On enchaine avec la perturbation des mecanismes éducatifs et des troubles de la mémoire opérationnelle et enfin de défocalisation de l'attention. Trois problèmes différents ? Non. Seul le second argument est vrai, et encore il est partiel. Les deux autres sont ses conséquences directes. Le trouble de la mémoire opérationelle est également appelé trouble de la mémoire à court terme. C'est plus simple, mais ça fait plus peur quand c'est compliqué. En fait, le consommateur de cannabis a du mal a trier ses souvenirs récents (les 5 à 15 dernières minutes). L'acces aux souvenirs ancien n'est pas touché. Par ailleurs, à moins d'être stimulé par des rappels, le fumeur aura tendance à oublier des détails ou à perdre en précision. En conséquence, les matières comme les mathématiques se prêtent très peu à la consommation de cannabis, au moins pendant l'exercice. Les effets sont totalement réversibles au terme maximum d'un mois sans consommer (personnellement, je dirai 8 jours maximum, mais je prends les échos médicaux sérieux les plus pessimistes). Par ailleurs, cet effet est pour majorité résorbé dans les trois heures suivant le dernière prise. Tout le reste n'est qu'un effet résiduel détecté avec des tests cliniques. Evidement, quand il faut donner le meilleur de sois même, ces effets résiduels deviennent pesants et ils ne s'arrêtent jamais en cas de consommation quotidienne. A chacun de gérer sa vie.

De ce phénomène de perte de mémoire à court terme découlent les deux autres phénomènes. Quand je tombe, mon problème est la chute. La blessure et le copain bousculés sont les conséquences du problème. Ces conséquences sont variables. Des fois je tombe et je ne fais pas mal. Parfois je tombe mais ce n'est pas grave parce que j'ai prévu un matelas… Bref, ce problème de mémoire à court terme est peu comme être ivre. On ne peut pas tout le temps se le permettre. Il faut prévoir et ne pas prendre le problème à la légère. C'est tout. Ca ne va pas faire de vous des légumes des amnésiques ou des crétins si vous prenez la peine de regarder plus loin que le bout de votre joint.

Les risques de cancer de maladies pulmonaires sont réels, mais une fois de plus, l'argument est dénaturé par l'étude qui souligne qu'un joint dégage 7 fois plus de goudron. C'est vrai, mais ça ne veut pas dire que 7 fois plus de goudron se dépose. Ca ne veut pas dire non plus que le cannabis est 7 fois plus dangereux que la cigarette, ça ne veut pas dire non plus qu'un joint vaut 7 cigarettes. Ce n'est qu'une donnée sur la quantité de matière contenu dans la substance. Pas une statistique. Au cas où certains l'auraient oublié, respirer c'est aussi souffler. Or clairement si on ne mesure pas ce qui ressort, on ne sait pas ce qui reste. A l'heure actuelle, personne n'a mené cette expérience. C'est dommage, parce qu'en voulant faire peur, les prohibitionnistes passent souvent à coté de l'argument plus sérieux de la manière de fumer. Instinctivement, le fumeur de cannabis inspire la fumée plus profondément dans ses bronches, causant ainsi des dommages sur une plus grande surface pulmonaire. On se garde également de dire que fumer plus de 20 cigarettes par jour est bien plus banal que fumer 20 joints (une dose de cheval).

Mais les risques de santé, comme expliqué dans mes précédents messages, sont un problème individuel qui ne regarde que l'individu responsable. La fait que le corps soit propriété exclusive de celui qui l'incarne est difficilement compatible avec autre chose que l'oppression.

Nous venons donc aux parents qui interdisent à leurs enfants de fumer. Mais je n'ai rien à reprocher à cela. Comme les relations sexuelles, conduire des véhicules potentiellement dangereux etc… Tous ces danger sont laissés à l'appréciation des parents. Si un jeune casse cou noctambule aux penchants sérieux pour les fêtes alcoolisées demande un scooter, on peut concevoir que les parents refusent. Je dirai même que si un jeune de 17 ans demande à aller à une fête arrosée d'alcool, je ne serai pas choqué que des parents refusent. C'est leur responsabilité d'éduquer leurs enfants, et de les guider jusqu'à ce qu'ils puissent se débrouiller seuls. Mais après la majorité, ça n'a plus de sens. Si a 18 ans, la seule raison qui pousse un jeune à ne pas fumer est son interdiction parentale, il fumera. Et s'il ne fume pas, c'est vraiment qu'il est étouffé sous une autorité parentale délirante. Clairement, dans leur immense majorité, les jeunes qui ne fument pas n'ont pas été épargnés grâce à la prohibition ou parce que leur parents le leur ont interdit. C'est surtout parce qu'ils ont choisi de vivre sans, pour eux-mêmes. Donc on pourrait résumer en disant que les parents, responsables de l'éducation de leurs enfants peuvent le leur interdire pendant leur 18 premières années s'ils pensent que le jeune ne pourra pas l'encaisser. Si c'est c que vous voulez dire, alors je suis d'accord. Je trouve ça parfaitement normal. Il manquerait plus qu'on puisse pas s'occuper des gosses qui traversent sans regarder pendant qu'on y est. Mais la vrai question que je me pose, c'est ce qui a pu vous faire croire que je pensais le contraire. Par contre, je ne serai pas non plus choqué qu'un brillant gamin de 17 ans qui demande à essayer le cannabis parce qu'il a lu Mr Nice ou Baudelaire fume pour essayer sous l'autorité de ses parents plutôt que chez Dédé le dealer et sa bande de potes recommandables. En même temps, il serait facile de répondre : attends quelques mois et après tu travailles, et tu vois si tu as envie de te servir de ton salaire pour fumer. Bref, l'éducation, c'est le problème des parents. Effectivement, je pense que même légal, comme l'alcool, le cannabis ne devrait pas être vendu aux mineurs pour laisser aux parents la possibilité de le proscrire s'ils le désirent. Enfin, je vous le répète, il n'y a pas que des mineurs au lycée. Merci pour eux.

3.Enfin vous stipulez que l'interdiction est nécessaire mais non suffisante J'imagine que vous sous entendez que ça ne suffit pas pour éradiquer l'usage du cannabis, au moins chez les jeunes. Si ce n'est pas ça, alors je vais parler dans le vent, mais je prends le risque.

Et aussi, pour vous citer exactement :

" Une chose est sûre et nous sommes tous d'accord sur un point : l'interdiction, même si elle est nécessaire, ne sufit pas ... " J'imagine que vous ne m'incluez pas dans ce " tous ".

L'interdiction du cannabis est un moyen, pour arriver à faire réduire l'usage de drogue prohibées si possible jusqu'à extinction. Et d'après vous, cette fin justifie ce moyen. On se mord la queue. En clair on a désigné arbitrairement une série de drogues légales et de drogues illégales. Certaines seront libres d'usage, et les autres seront punies d'emprisonnement. J'aurai tendance à faire les mêmes reproches à cette manière de gérer la société qu'à la charria. C'est arbitraire.

Le but poursuivi : Une société sans drogue ou presque, s'il est atteint, va invariablement dévier vers les cigarettes. Ensuite ce sera l'alcool, le sexe (qu'on rebaptisera " Pratiques sexuelles irresponsables "pour ne tolérer que le coït dans le cadre du mariage), et tout doucement on glisse vers un état espion et on ressuscite la Stasi. C'est exagéré, mais tout ça procède de la même logique. Vous voulez le bien des gens, de gré ou de force. La prévention pour le gré, la prohibition pour la force. Quand on aura supprimé les drogues, les irréductibles se rabattront sur les produits de ménage et les préparations aléatoires et on aura bien avancé.

L'interdiction ne suffit pas. Là encore, je ne suis pas d'accord. L'interdiction devrait suffire, au moins à marginaliser l'usage, si elle était légitime. Mais à l'évidence, la police rechigne à faire appliquer ces lois. C'est compréhensible. Certains en ont pris et ont aimé, d'autres ont des proches qui se droguent, d'autres préfèrent protéger les populations des violences physiques plutôt que des fumeurs de joint. Si les fumeurs et même les trafiquants étaient réellement poursuivis, il y aurait une population carcérale digne de la Chine de Mao.

Donc déjà, la nécéssité de la prohibition vient d'un but dont on peu questionner la légitimité. Mais j'imagine bien que je ne vais pas vous faire changer d'avis là-dessus. Contrairement a vous, je ne crois pas que l'état soit fondamentalement bon, et je crois encore moins que la machine étatique soit capable de façonner la société en permettant à chacun d'en profiter. Si la liberté est garantie, ça me suffit. Le reste c'est du privé. Mais surtout, même en admettant que vous ce soit un but a poursuivre, je ne m'y prendrai certainement pas comme ça. En laissant un produit de consommation courante à la seule exploitation commerciale des truands, l'état perd de vue son ennemi et lui donne une source de revenu telle que son commerce devient attirant. Comme la chair est faible, tant qu'il y aura de l'offre, il y aura une demande donc de l'argent, donc de l'offre. Et le cercle vicieux est lancé. En plus, l'état joue le jeu de la rareté en détruisant de la drogue ou en la retirant du marché.

Si vraiment je voulais venir a bout de la drogue, je commencerait par en nationaliser l'activité, avec des coffee shops d'état, puis je mettrai des taxes dessus. Après m'être bien engraissé avec le fric d'habitude revient aux dealer (donc des milliards), je renforcerait l'interdiction de fumer des mineurs. Plus malléable, cette population est par ailleurs plus sensible à la pression sociale, (comme elle est également plus sensible à la drogue). Ensuite, je décrèterai que l'âge légal de fumer n'est pas la majorité, mais 21 ans, et même d'ailleur 25 ans, l'âge d'éligibilité ou autre. Une fois infantilisés sans drogue jusqu'à 25 ans, les rares qui en prendront feront n'importe quoi. Les trafiquants passeront alors pour des bourreaux d'enfant. En se servant de ce sentiment je peux ensuite saisir le moindre incident dans un coffee shop et monter l'affaire en épingle pour mieux imposer des contrôles et rendre la vie des irréductible tellement dure, que finalement l'interdiction intervient après, quand les esprits sont bien formattés depuis l'enfance, et que la drogue est devenue pire qu'interdite : Elle est devenue ringuarde et étrangère voir une peur généralisée.

C'est immoral, je vous l'accorde, mais au moins ce serait efficace. La prohibition n'est d'ailleurs pas plus morale. Elle est clairement arbitraire et déresponsabilisante. D'ailleurs elle pose les jalons de l'appropriation du corps par l'état. Intolérable dans un état de droit.

En conclusion, il y a mille et une manières de laminer vos arguments, parce que vous fondez votre raisonnement sur ce que vous pensez être bon pour autrui et tentez de détruire ce qui n'y a pas sa place ou pourrait aller à l'encontre de cette perfection. La drogue comme problème social majeur est un bouc émissaire à la faiblesse des gens. Dire que la drogue crée de la délinquance est la cause de toutes les maladies du mal être, du malheur, tout ça c'est de la lâcheté. On se cherche une excuse pour son refus de voir la vérité en face c'est tout. Le drogué qui dit qu'il était toujours dans un état second, ment. Même les drogues hallucinogènes les plus puissantes autorisent des moments de lucidité. En définitive, les victimes de la drogue sont victimes d'elles mêmes. Un être conscient ne peut être protégé de lui-même indéfiniment. Je conçois que les parents interdisent à leurs enfants de fumer, mais je n'accorde pas ce droit parental qui que soit d'autre. L'état en prohibant le cannabis se prend pour le papa de tous le français. Le petit père du peuple n'est pas loin… Philippe Je me suis un peu défoulé sur le clavier ce soir, et j'espère que vous ne prendrez pas tout ça comme une attaque personnelle. Je n'espère pas vous faire changer d'avis, mais seulement, et ce serait déjà beaucoup, vous faire voir certains aspects du problème du cannabis. Je vois bien l'aspect pédant de ma prose. Néanmoins, j'ai réellement essayé de décortiquer votre message. Vu la taille du mien, je ne peux vous en demander autant. Aussi j'espère juste que vous aurez eu le courage de le lire jusqu'à son terme et de l'aborder avec l'honnêteté intellectuelle que j'ai essayé de m'imposer.

Bonne journée.

 

Le webmestre

dangerosité sociale du cannabis

23 août 2008 10:47
 


Cher chasseur de mouton,

J'apprécie l'honnêteté intellectuelle que vous avez essayé de vous imposer.

Pour tenter de démonter votre argumentation, j'ai recherché sur Internet les résultats d'études scientifiques prouvant la dangerosité sociale du cannabis (coûts humains et financiers pour la société).

De mon point de vue, l'interdiction du cannabis se justifie :
1) si le cannabis présente une dangerosité sociale inacceptable
2) et si l'interdiction est plus efficace que la non-interdiction pour diminuer cette dangerosité sociale.

J'ai vu sur Internet que des experts critiquent le tableau comparatif - Facteur de dangerosité des drogues du rapport du professeur Bernard Roques "Problèmes posés par la dangerosité des drogues" (1998), mais les scientifiques ne sont pas tous d'accord entre eux sur les avancées scientifiques les plus récentes.

Sur le site de l'assemblée nationale, les députés eux-mêmes admettent LA NÉCESSITÉ D'UNE DÉMARCHE SCIENTIFIQUE :

"La recherche d'un consensus scientifique sur le diagnostic, qu'il est possible de poser, doit être poursuivie car, elle conditionne la crédibilité du discours des pouvoirs publics."

Sans me faire changer d'avis, je dois admettre, cher chasseur de mouton, que votre argumentation ne manque pas de finesse et pose des questions auxquelles je n'ai pas les réponses, concernant l'interdiction du cannabis pour les adultes.

J'apprécie que vos propos soient rationnels, et j'essaie de faire de même.

Tant que les experts scientifiques ne se seront pas mis d'accord entre eux, avec des faits objectifs et indiscutables, il me semble plus sage d'appliquer le principe de précaution en continuant d'interdire le cannabis.

Merci à tous les visiteurs de ce site, élèves, parents, experts et élus politiques, si vous pouvez nous apporter des éléments d'éclairage sur ce débat.

Bien amicalement,

Philippe
Parent d'élève du lycée Ste-Marie de Cholet, modérateur de ce forum

 

Le chasseur de mouton

Re: dangerosité sociale du cannabis

26 août 2008 12:36
 


Cher Webmestre,

Votre message fait reference a des rapports qui laissent tous plus ou moins penser que le fameux risque social dont vous parlez est faible. J'ai donc du mal a saisir la coherence entre vos references et votre position.

Si on en revient a votre argument fort: Le risque social, on constate qu'il est faible.

En effet, le risque "social" est tout d'abord une notion mal definie, mais qui suppose que la legalisation du cannabis nuit directement ou indirectement a la societe. Tout d'abord, je tiens a exprimer mon desaccord avec l'idee d'une nuisance directe. En effet, la seule nuisance est celle que les drogues s'imposent a eux memes. La nuisance est donc personelle, d'unn point de vue direct.

Quant au risque social indirecte, il est inacceptable, et pose les bases du totalitarisme et de la dictature. Si on interdit quoi que ce soit pour les consequences indirectes supposees(et discutables soit dit en passant), alors on peut justifier toute interdiction par le sacrosaint "principe de precaution". Ce principe de precaution est le cheval de troie de tout gouvernement totalitaire qui se respecte. Cherchez bien. Staline adorait la precaution. Il a fait purger son pays a coup de genocide par precaution contre des complots. Hitler a fait la meme chose, et il a aussi tente de l'imposer a la cigarette. Pas fou, le peuple allemand (a l'epoque nazi en grande majorite) a refuse cet ultimne outrage a leur liberte.

Bref, le risque social est un epouvantail agite devant les chaumieres pour justifier qu'on mobilise les pouvoirs publics et qu'on entamme la reduction des libertes individuelles. Ca et l'interet general sont des notions qui constituent les fondements de TOUTES les dictatures modernes. Aussi, je considere cet argument comme parfaitement irrecevable. On peut en discuter si vous voulez, mais vous risquez de tomber sur un os. Les exemples historiques de principe de precaution justifiant le pire de l'homme sont legion.

Cher webmestre, ne trouvez vous pas un peu fort de cafe que les pouvoirs publics en appellent a la demarche scientifique qu'ils ont refuse, conspue et meme tourne en ridicule pendant de nombreuses annees, allant meme jusqu'a publier des rapports faussement alarmants et des fausses conclusions (le cannabis detruit les neurones et autre foutaises)

L'etat ne suivra une demarche scientifique que si les conclusions de cette demarche est identique aux leurs. Enfin, cette demarche scientifique, bien plus caracteristique des anti prohibitionnistes, donne generalement le cannabis bien moins dangereux que l'alcool et donc rend toute prohibition arbitraire puisque cette derniere ne fonde pas la prohibition sur des arguments scientifiques.

La prohibition est une injusre a l'intelligence des citoyen. L'etat nous prend pour des mineurs, des abrutis manipulables et il a parfaitement raison. puisqu'il est toujours en place, et plus puissant que jamais.

Webmestre, je n'ai aucune animosite contre vous personellement, mais je deteste vos arguments autant qu'il est possible , car ces arguments sont ceux de ceux qui asservissent l'homme. Quand je vois la prohibition les lois sur la liberte d'expression, partiales et injustes, je suis content d'avoir quitte la France, son gouvernement (de droite comme de gauche) et surtout, ses citoyens irresponsables peureux, laches et jaloux: La plebe francaise de mamans en colere et leur clique de monsieurs je-sais-tout incultes.

Enfin, la prohibition est hypocrite, parce que les flics se droguent, certains deputes, certains ministres, etc... La prohibition non appliquee est donc un instrument de pouvoir de l'etat qui decide arbitrairement si on beneficie ou non de sa "tolerance". Au moins, les rois de France les plus absolus ne cachaient pas leur despotisme derriere de faux bons sentiments. La prohibition est une insulte dans sa formulation, et humiliante dans son application.

Bien a vous

The sheep hunter:

Planquez vous je suis arme des bouquins les plus puissants du monde. Je n'hesiterai pas a faire feu.

 

Le webmestre

Re: dangerosité sociale du cannabis : que pensent les experts ?

31 août 2008 23:55
 


Cher chasseur de mouton,

N'étant pas spécialiste de la question du cannabis et manquant actuellement de temps pour étudier cette question et la littérature des experts, j'invite les spécialistes qui liront votre message à répondre à vos objections, avec des données vérifiables et chiffrées sur la dangerosité du cannabis.

Merci par avance à tous les experts qui voudront bien nous éclairer.

Bien amicalement,

Philippe

 

Le chasseur de mouton

1er septembre 2008 08:05
 


Cher webmestre.

Le probleme est bien la: Les fameuses donnees verifiables et chiffrees sont le produit d'etudes scientifiques dont les commanditaires voire les executants sont partiaux. Ensuite, le pouvoir en place officialise ce qui l'arrange.

Cette demarche scientifique dont l'etat commence a parler apres 30 ans de prohibition totale est une vaste blague. C'est de la propagande. Quand l'incoherence entre la realite observee au quotidien et le discours politico mediatique devient flagrante, on se troune vers la "science" pour trouver un son de cloche plus favorable. Mais si il y avait vraiment coherence de la part des institutions gouvernementales, ils conviendrient au moins du fait que la situation actuelle est fondee sur une demarche aux antipodes de la methode scientifique, et que les lois acutelles sont fondees sur du vent, de la peur et de manipulation.

En somme, si vous avez le merite et l'honnetete d'admettre votre ignorance, sachez que ceux qui pronent la prohibition sont a mille lieux de cette saine humilite. La liste des arguments prohibitionnistes est une litanie interminable dont chaque argument separement est facile a detruire, mais sous la masse d'aneries servies sans interruption, il faut avoir beaucoup de temps pour arriver a voir qu'effectivement toute cette fumee sert a cacher le feu d'une alumette.

La reelle question est: A qui profite la prohibition? A qui profiterait la legalisation?

 

Pour poser vos nouvelles questions, merci d'utiliser le nouveau forum "cannabis : dangers"

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