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Parité des salaires et retraites de l'enseignement privé et public

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Philippe Lahalle

OUI à la parité salaires/retraites de l'enseignement public et privé

23 octobre 2004 23:15
 


Bonjour à tous les professeurs de l'enseignement privé sous contrat d'association avec l'état,

En tant que président de l'association APEL des parents d'élèves du lycée Sainte-Marie de Cholet, j'écris ce message pour vous assurer que tous les parents d'élèves des APEL vous soutiennent dans votre lutte pour la parité des salaires et retraites de l'enseignement privé et public.

Comme vous le savez mieux que moi, les professeurs de l'enseignement privé sous contrat ont les mêmes diplômes, les mêmes inspecteurs et les mêmes programmes à respecter que ceux de l'enseignement public.

En théorie, vous avez les mêmes salaires que les professeurs de l'enseignement public.

Mais, en pratique, le principe d'égalité est détourné par vos cotisations salariales qui sont supérieures de 4,5% aux cotisations salariales des enseignants du public : il y a là une inégalité qu'il est important de corriger.

Je mets au défi, qui que ce soit, d'arriver à me démontrer dans ce forum, par un raisonnement logique, que les professeurs de l'enseignement privé sous contrat doivent payer 4,5% de cotisation de plus que les enseignants du public, uniquement parce qu'ils n'ont pas le tampon "fonctionnaire de l'administration publique" sur leur front.

Qu'on me comprenne bien : je n'ai absolument rien contre les professeurs de l'enseignement public que j'estime beaucoup et qui font leur travail avec la même passion et conviction que ceux de l'enseignement privé : mon point de vue est simplement "à travail égal, salaire égal".

Autre inégalité que je trouve choquante : les retraites des professeurs de l'enseignement privé sont en moyenne 20% inférieures aux retraites de l'enseignement public.

Pourquoi ?: parce que la retraite des fonctionnaires est calculée sur les 6 derniers mois ... et que la pratique est courante de faire passer à l'échelon supérieur (ou plusieurs ...) un fonctionnaire à environ un an de la retraite, ce qui lui permettra d'avoir une retraite fort majorée ......

Dans l'enseignement privé, les retraites sont calculées sur les 25 meilleures années ...

Deux poids, deux mesures ...

En conclusion, j'espère que le gouvernement et les députés et sénateurs de droite et de gauche accepteront de corriger cette inégalité et injustice.

Eric Raffin, le président national des APEL, a rappelé lors du congrès national 2004 des APEL que toutes les APEL sont favorables à l'égalité de statut des professeurs de l'enseignement privé et public.

Les APEL représentent 800 000 familles adhérentes, c'est à dire 1 600 000 parents d'élèves, et nous espérons tous que le gouvernement et les politiques ne nous considéreront pas comme quantité négligeable ...

Bien amicalement,

Philippe Lahalle

Parent d'élève, Président de l'APEL du lycée Sainte-Marie de Cholet.

MESSAGE APPROUVE PAR LES PARENTS DU CONSEIL D'ADMINISTRATION APEL LYCEE STE-MARIE DE CHOLET

 

Jean-Claude Caramelia

La retraite des fonctionnaires

12 novembre 2004 17:44
 

Juste pour rectifier une erreur (courante). Comme vous le savez le salaire des fonctionnaires est calculé à partir d'un indice. Ce dernier change en fonction de l'ancienneté, des promotions, ...

La retraite des fonctionnaires est calculée sur le dernier indice si celui-ci à été obtenu 6 mois au moins avant la date du départ en retraite.

Comme toujours les "à peu près" des journalistes font la règle. Comme c'est un peu compliqué à expliquer en 3 secondes, "on" préfère dire "calculé sur les 6 derniers mois", ce qui est faux. Faux également de dire que les avancements sont légions les 6 derniers mois car ils seraient totalement inutiles...

Enfin je rappelle que les promotions indiciaires des fonctionnaires sont liées à des événements précis et que l'on ne peut pas décider d'une promo si une ancienneté n'est pas acquise par exemple. Ce n'est pas plus possible pour les enseignants du privé d'ailleurs.

Contentons nous donc de réclamer la parité, cet argument se suffit à lui même. Point besoin de rajouter d'autres points surtout s'ils s'avèrent faux.

Enfin, il faut rester vigilant car perdre l'indemnité de départ en retraite pour obtenir une augmentation ridicule du montant de la pension ne serait intéressant pour personne. Sauf, bien sur, pour ceux qui paient l'IDR !

Jean-claude Caramelia

 

Couroucoucou
La démonstration est faite
10 décembre 2004 23:39
 


Réponse à Philippe Lahalle qui a a écrit "Enseignement privé, enseignement public : à travail égal, salaire égal" :

Et bien non, il n'y a pas de point commun entre avoir à faire à une clientèle et effectuer une mission de service public.

Quant à la retraite, pendant que nous y sommes, nos députés pourraient éventuellement en profiter pour examiner à nouveau les retraites de tous les salariés du privé, afin de mettre tout le monde au même niveau de calcul et aux mêmes possibilités de départ.

Qu'en pensez-vous ?

Couroucoucou

 

Philippe Lahalle

Les professeurs de l'enseignement privé ont un statut d'agent public

26 février 2005 23:45
 


Bonjour Couroucoucou,

Vous avez écrit que les professeurs de l'enseignement privé sous contrat ne doivent pas avoir un salaire et une retraite identiques aux professeurs de l'enseignement public car, selon vous, "il n'y a pas de point commun entre avoir à faire à une clientèle et effectuer une mission de service public" (je reprends exactement vos termes).

En tant que parent d'élève, je ne partage pas votre point de vue et je pense qu'une saine concurrence et émulation entre le privé et le public est la meilleure façon de garantir un service public de qualité, c'est à dire la satisfaction de la "clientèle" que sont les parents.

Vous n'êtes pas sans savoir que 50% des familles françaises "utilisent" l'enseignement privé, pour un ou plusieurs de leurs enfants, à un moment ou à un autre de leur scolarité, et zappent entre l'enseignement public et l'enseignement privé.

Pour votre information, dans le département du Maine-et-Loire où j'habite, 42% des élèves sont scolarisés dans l'enseignement catholique, et plus de 50% des élèves dans le département voisin de la Vendée : je ne pense pas qu'il s'agisse d'une clientèle marginale qui peut être ignorée.

Je pense que la meilleure réponse que je peux vous faire est de vous renvoyer à la proposition de loi du député Yves Censi, cosignée par plus de 280 députés en juillet 2004.

La proposition de loi Censi a été confirmée par les article 1 et 2 de la loi n° 2005-5 du 5 janvier 2005 parue dans le Journal Officiel n° 4 du 6 janvier 2005.

Voici des extraits de ces articles 1 et 2 :

Extrait de l'article 1 : « Ces derniers, en leur qualité d'agent public, ne sont pas, au titre des fonctions pour lesquelles ils sont employés et rémunérés par l'Etat, liés par un contrat de travail à l'établissement au sein duquel l'enseignement leur est confié, dans le cadre de l'organisation arrêtée par le chef d'établissement, dans le respect du caractère propre de l'établissement et de la liberté de conscience des maîtres. » ;

Extrait de l'article 2 : « En leur qualité d'agent public, ils ne sont pas, au titre des fonctions pour lesquelles ils sont employés et rémunérés par l'Etat, liés par un contrat de travail à l'établissement au sein duquel l'enseignement leur est confié. » ;

Cette loi réaffirme que les professeurs de l'enseignement privé sous contrat ont bien un statut d'agent public.et la loi crée un régime de retraite additionnel qui sera mis en place le 1er septembre 2005.

Ce régime additionnel prévoit un supplément de pension de 5% au 1er septembre 2005, puis une hausse du taux d'un point tous les 5 ans pendant 25 ans, soit un rattrapage de 10% en 2030.

Si l'on peut se réjouir de la réparation de cette inégalité pour nos professeurs de l'enseignement privé sous contrat, tous les parents d'élèves et les professeurs de l'enseignement privé restent bouche bée face à la proposition actuelle du gouvernement :

Les professeurs de l'enseignement public ont actuellement des retraites 20% supérieures à celles des professeurs de l'enseignement privé ... et le gouvernement propose un rattrapage de 10% ... en 2030 !

Il y a là une logique qui m'échappe totalement ... mais je suppose que le bon sens reprendra le dessus dans les mois à venir.

J'espère simplement que le SGEC (Secrétariat Général de l'Enseignement Catholique) et tous ses partenaires, dont l'UNAPEL (Union Nationale de APEL), sauront convaincre nos dirigeants politiques que les professeurs de l'enseignement privé sous contrat ne sont pas des oies que les gouvernements successifs peuvent plumer continuellement ...

Bien amicalement,

Philippe Lahalle

Pdt de l'association APEL des parents d'élèves du lycée Sainte-Marie de Cholet

 

Une oubliée des services publics et de la parité

Oubli le plus total d'une certaine catégorie de professeurs passés du privé vers le public

27 mai 2005 14:56
 


Il serait grand temps également que le Gouvernement se penche sur le problème qui va vous être présenté :

Après 14 ans passés dans l'Enseignement Privé, j'ai passé le CAPES et je suis passée dans l'Enseignement Public : déduction d'une année forfaitaire alors qu'elle avait été restituée aux enseignants du Privé par décret du 15 septembre 1982, ancienneté réelle comptabilisée et non l'ancienneté théorique.

Donc, de ce fait, entre 3 et 4ans perdus, l'année de stage rémunérée à l'échelon le plus bas et 5 ans pour percevoir l'indemnité compensatrice ...

Maintenant parlons de la retraite je suis très en deça du montant de la retraite d'un professeur du Public arrivé au même échelon .

Je peux donc affirmer qu'à aucun moment la moindre parité ne m'ait été appliquée.

Je suis pour le moment encore plus mal lotie que n'importe quel collègue du Privé.

Ce que j'attends également c'est que la parité pour la retraite me soit appliquée.

TRAVAIL EGAL SALAIRE EGAL RETRAITE EGALE.

Que l'on me dise ce que je dois faire !

 

L'oubliée continue son exposé
!Compléments d'informations
30 mai 2005 16:54
 


Reclassement avec perte de 3 ou 4 ans, cela veut dire que tous les échelons entre le 6ème et le 11ème ont été atteints, chacun avec ces mêmes années de retard, et bien entendu franchis à l'ancienneté puisque le dossier a été laissé totalement à l'abandon depuis 1982 .

Je précise que je passais au grand choix quand j'étais dans l'Enseignement Privé .

Mes demandes successives de révision de mon ancienneté par voie hiérarchique restaient sans réponse .

Aucune volonté de vouloir m'appliquer la moindre once de parité .

J'ai en quelque sorte payé un droit de péage exorbitant pour rentrer dans l'Education Nationale d'autant plus que, l'année où je suis rentrée, on manquait de professeurs dans la discipline où j'enseigne .

L'ETAT a donc fait beaucoup d'économies lors de mon entrée dans l'Enseignement Public .

J'ai donc subi un très grand préjudice moral et financier : ce qui m'a été appliqué est une succession de mesures discriminatoires.

Je ne pense pas que beaucoup de professeurs aient tenté cette expérience qui s'est avérée une grande désillusion.

Il serait donc grand temps que l'on se rende compte des mesures injustes que l'on a persévéré à m'appliquer .

J' attends, j'attends....!!!§§§§§ .

Donnez-moi vos conseils pour obtenir une révision totale de mon dossier qui a été traité de la façon la plus injuste qui soit .

PARITE , EQUITE , EGALITE sont également mon CREDO .

 

L'oubliée intervient à nouveau
30 juin 2005 14:04
 


Aujourd'hui 30 juin 2005, je peux à nouveau dire que le ministère ne fait aucun effort pour solutionner le problème exposé et ceci malgré tous les courriers envoyés depuis un mois .

Le cas que je représente ne peut trouver de solution que sur le plan politique.

Les écrets appliqués à l'enseignement Privé sont la réplique exacte de ce qui a été appliqué aux maîtres du public ayant fait leur carrière totale dans le public .

Le même employeur qui est l 'ETAT doit appliquer les mêmes règles de reconstitution de carrière et me donner également une indemnité compensatoire de retraite .

Je tiens à préciser que dès le départ j'ai fait des démarches par voie hiérarchique restées sans réponse de même j'avais alerté certains politiques.

Aucune avancée positive depuis 23 ans.

C'est l'ignorance la plus totale ,que l'on applique une fois pour toutes les mêmes principes .

Je peux affirmer que chaque paragraphe du rapport du 8 décembre 2004 est mis en porte à faux par mon cas particulier.

Je peux dire que passer dans l'enseignement public ne m'a pas avantagée mais fortement pénalisée.

Les Hautes Sphères ignorent donc la diversité de recrutement de leurs professeurs .

Je peux fournir tous les documents montrant le peu de cas que l'on a fait de mes revendications ô combien justifiées

 

L'OUBLIEE
30 juin 2005 18:29
 


QUE LES POLITIQUES RECONNAISSENT UNE FOIS POUR TOUTES QU' ILS SONT RESTES SOURDS A L'APPEL QUE JE LEUR AI LANCE A MAINTES REPRISES .

ILS DOIVENT ADMETTRE QU'ILS ONT DELAISSE LES QUELQUES PROFESSEURS QUI ONT CHOISI D'ENSEIGNER DANS LE PUBLIC

A QUOI CELA LEUR SERT-IL DE CLAIRONNER QU'ENFIN LA JUSTICE SOCIALE EST UNE FOIS POUR TOUTE RENDUE , ALORS QUE CE N'EST PAS LE CAS ?

ILS ONT TROP LONGTEMPS IGNORE LE PAUVRE CAS QUE JE REPRESENTAIS.

EST-IL JUSTE D'AFFIRMER QUE LA NORMALISATION DES RETRAITES EST ENFIN REALISEE ALORS QU'ILS N'ONT PAS ENCORE LEGIFERE POUR LES CAS PARTICULIERS QUE JE REPRESENTE ?

LA PARITE DOIT ETRE UN MOT COHERENT AUSSI BIEN POUR LES RECLASSEMENTS QUE POUR LES MONTANTS DE LA RETRAITE .

ETRE EQUITABLE , C'EST RESOUDRE LES CAS AVEC LES MEMES REGLES ET NE PAS PERSEVERER A UTILISER DES MOYENS DISCRIMINATOIRES .

IL Y A EU ERREURS ACCUMULEES, IL EST GRAND TEMPS DE PENSER A REPARER .

LE PARADOXE C'EST D'ENSEIGNER DANS L'ENSEIGNEMENT PUBLIC ET DE QUEMANDER CE QUE L'ENSEIGNEMENT PRIVE OBTIENT EN SE PREVALANT DU STATUT DES MAITRES DU PUBLIC .

LA DISCRIMINATION , N'EST-ELLE PAS DE TRAITER DIFFEREMMENT LES PROFESSEURS EN FONCTION DE LEUR ORIGINE EN L'OCCURENCE ET PARADOXALEMENT DE L'ENSEIGNEMENT PRIVE ?

 

L'oubliée
L'oubliée publie une lettre de témoignage
1er juillet 2005 15:08
 


Objet : modalités de reclassement dans l'enseignement privé

Madame,

Au vu des documents que vous m'avez fournis, j'ai effectué une simulation de ce qu'aurait été votre reclassement dans l'Enseignement Privé si vous y étiez restée lors du passage du CAPES.

Au 1 09 1983, vous étiez au 7ème échelon AECE avec une ancienneté dans l'échelon de 1 an 10 mois.

Reconstitution dans cette catégorie : 15 ans 4 mois après application des coefficients caractéristiques(115/135) : 13 ans 22 jours

Ceci permettait de vous reclasser avec une ancienneté de 1 an 6 mois 22 jours .

Votre reclassement dans l'enseignement Public au 6 ème échelon avec 8 mois d'ancienneté est donc parfaitement discriminatoire.

La récente réforme qui a réaffirmé la qualité d'agent public des enseignants du privé, qualité déjà reconnue par la loi Debré devrait amener le ministère à reconstituer votre carrière en ajoutant les années indûment enlevées, mettant enfin un terme à un abus scandaleux, sans pour autant réparer les préjudices subis pendant toute votre carrière.

Veuillez agréer l'expression de mes meilleures salutations.

Monsieur Georges Coupé Président du SNEC 22 Lamballe le 17 01 05

 

Forget me not
MESSIEURS LES POLITIQUES : SOYEZ COHERENTS !
5 juillet 2005 12:01
 

Le rapport Censi, la loi Censi devraient permettre d'ouvrir certaines portes; c'est une question de bon sens.

Déjà la première solution c'est de faire un reclassement en tenant compte des mêmes règles de reclassement et, bien entendu, réparer tout le préjudice moral et financier : cela n'a pas de prix .

Passer un concours, se heurter à un mur total d'incompréhension est la chose la plus injuste qui soit.

Il aurait fallu prévenir des modalités.

Les mêmes positions prises doivent être appliquées aux maîtres du Privé et également à tout ceux qui en ont fait partie; c'est cela la normalisation .

Tous ces personnels ont eu le même employeur l'ETAT.

Autrement, c'est de la discrimination pure et simple

MESSIEURS LES POLITIQUES SOYEZ COHERENTS !

 

Baloo1

Retraite

30 juin 2005 22:31
 

J'ai enseigné dans un établissement privé sous contrat d'association comme maître auxiliaire 2 de 1968 à 1973.

Ai-je droit à une retraite pour cette période-là, en dehors de celle de la Sécurité sociale ?

 

Baloo1

Retraite

31 juillet 2005 16:53
 


Merci d'avoir publié mon message dans votre forum .

Je peux voir ainsi que c'est un sujet de débat !

L'oubliée qui a publié son témoignage dans votre forum n'est pas seule dans son cas, ce qui ne règle rien bien sûr !

J'ai idée qu'il y a bien d'autres collègues de notre génération dans notre cas.

Salutations cordiales,

merci aussi de me répondre.

baloo1

 

Le bureau APEL

Retraite

13 août 2005 10:09
 


Les parents d'élèves du bureau de l'APEL n'ont malheureusement pas les compétences pour répondre à la question de Baloo1 :

"J'ai enseigné dans un établissement privé sous contrat d'association comme maître auxiliaire 2 de 1968 à 1973.

Ai-je droit à une retraite pour cette période-là, en dehors de celle de la Sécurité sociale ?"

Si un visiteur compétent peut apporter une réponse à Baloo1 ..

 

Jean-Claude
Réponse à Baloo1
4 septembre 2005 09:36
 


Bonjour,

Mon expertise, en la matière, se limite au fait que j ai préparé le départ en retraite de mon épouse, enseignante dans le privé.

Pour ce qui concerne la retraite complémentaire et pendant toute la période ou elle était maitre auxiliaire, des points de retraite complémentaire lui était attribués avec la nuance suivante : retraite cadre pour sa période parisienne et non cadre seulement pour son activité en région centre.

Dans tous les cas de figure, donc, des points de retraite complémentaire sont cotisés et il faut donc que vous fassiez valoir ce droit.

Je vous conseille, si ce n'est déjà fait de prendre rendez vous avec le CICAS de votre région, mais, avant, d'essayer de retrouver vos fiches de paie de cette période.

Désolé pour le retard de la réponse mais je ne viens pas souvent sur ce site ...

 

Baloo1
Merci à vous et à Jean-Claude
4 septembre 2005 22:17
 


Grand merci à vous et à Jean-Claude d'avoir eu la gentillesse de me répondre et de m'avoir "tiré une épine du pied" !

Je ne suis certainement pas la seule à rencontrer ce type de problème !!

Je prends note de vos informations et vous remercie infiniment pour vos messages;

bien cordialement à vous

Baloo1

 

Jean-Claude

Re: parité salaires/retraites de l'enseignement public et privé

4 septembre 2005 09:50
 


Pour philippe Lahalle :

Juste pour réagir à la phrase "Je mets au défi, qui que ce soit, d'arriver à me démontrer dans ce forum, par un raisonnement logique, que les professeurs de l'enseignement privé sous contrat doivent payer 4,5% de cotisation de plus que les enseignants du public, uniquement parce qu'ils n'ont pas le tampon "fonctionnaire de l'administration publique" sur leur front."

Je vais essayer de répondre à votre défi.

Si vous partez de la mission remplie et qui est donc la même que l'on soit dans le public ou le privé, vous pouvez aisément démontrer que le salaire et la retraite devraient être la même.

Mais la différence ne tient pas à cela mais au fait que les uns ont le statut de fonctionnaire et les autres pas, et que les uns ont une carrière de fonctionnaire et les autres pas.

On peut tous le regretter mais c'est bien ainsi que le problème se pose.

Personne (enfin je crois) ne souhaite que les enseignants du privé deviennent fonctionnaires car alors il n'y aurait pas deux écoles mais une seule.

Alors il faut accepter ces différences, d'autant qu'elles résultent d'un choix au départ.

Pour autant il ne faut pas rester les bras croisés et la lutte qui a amené à la loi Censi est la preuve que l'on peut arriver à limiter au maximum la différence de salaire et de retraite entre les uns et les autres.

 

L'oubliée
L'oubliée reprend du service : réponse à Baloo1
7 septembre 2005 13:44
 


Je réponds donc à BALOO :

Ayant fait 14 ans dans le privé et ayant fait des investigations pour savoir le montant de la retraite imputable à la période faite dans l'Enseigement Privé, il faut :

  1. aller à la CRAM avec les bulletins de salaire correspondant à la période envisagée et bien préciser ce qui a été fait après le Privé : le calcul se fera sur la base de 40 ans.
  2. écrire à la caisse des Cadres en adressant les certificats d'exercice, leur téléphoner auparavant pour savoir s'ils ont une trace de ces exercices; il faut de toute façon leur adresser le relevé de la CRAM.
  3. écrire à la CANAREP et leur téléphoner; les relevés de la CRAM seront à fournir également !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Personnellement, comme la plupart des collègues du Privé, je n'ai pas fait les démarches de demande de la Retraite.

Estimant avoir été très pénalisée, voire abusée par la façon dont le reclassement a été effectué dès le départ, ,j'essaye de faire triompher le bon sens ......

Je dispose de deux documents qui se contredisent à 10 années d 'intervalle. Il me brûle de les publier .

A bientôt ....

 

François

Ancienneté enseignement privé

27 février 2006 11:09
 


J'ai été surveillant dans un lycée technique privé pendant 4 ans.

Pourquoi le rectorat ne m'a pas compté ces 4 années d'ancienneté pour mon reclassement ?

 

censure ?
Y a-t-il une censure ?
2 mars 2006 22:54
 


Un message récent qui donnait des infos sur les fonctionnaires existants dans l'enseignement privé a disparu (quelques 1000 profs fonctionnaires dans l'enseignement privé).

Est-ce une erreur ? ou le sujet est-il tabou ?

 

Le webmestre
Re: Y a-t-il une censure ?
3 mars 2006 08:25
 


C'est juste une erreur.

Depuis 2 ans que les forums de l'APEL du lycée Sainte-Marie de Cholet existent, j'ai seulement censuré deux ou trois messages d'injures dans le forum "lycée sans tabac" et un message faisant l'apologie du cannabis (ce qui est interdit par la loi).

Je remets votre message, avec toutes mes excuses.

Bien amicalement,

Philippe Lahalle

 

Pour faire réfléchir

Fonctionnaires de l'enseignement libre

2 mars 2006 23:13
 


On a parfois des a priori.

- Savez-vous qu'il y a des fonctionnaires dans l'enseignement privé sous contrat d'association, et ceci depuis la loi Debré ? (1000 profs environ sur 100000)

- Savez-vous qu'il y a des fonctionnaires dans l'enseignement privé sous contrat d'association, et que cela ne met pas en cause le caractère propre? Ils ont souvent choisi l'enseignement catholique par conviction, après un passage par le public, et parfois au détriment de leur carrière (moins d'inspections, donc moins de promotions.)

- Savez-vous qu'il y a quelques profs contractuels de l'enseignement privé qui auront une retraite supérieures à celle de leurs collègues fonctionnaires ayant fait une même carrière dans l'enseignement privé ou public, suite à des effets rares mais possibles ? (quelques rares profs, c'est tout à fait exceptionnel il faut le dire - je ne peux détailler ici)

- Savez-vous que la fonctionnarisation des profs de l'enseignement privé ne nécessite pas la disparition de l'enseignement privé ?. Un décret assez facile à concevoir, un budget un peu plus difficile à trouver, et l'accord des profs et établissements concernés suffiraient, en laissant la liberté de choix à chacun (établissements et contractuels), ceci étant possible tout en maintenant le caractère propre (il y a eu quelques cas dans le passé d'ailleurs me semble-t-il).

- Ce qui manque le plus : une volonté politique, et un respect mutuel entre tous les interlocuteurs. Et une acceptation de sortir des préjugés.

 

Eaudedieu

Y a-t-il une évolution de la loi du 6 janvier 2005 ?

2 mars 2006 23:13
 


Bonjour,

Dans l'établissement scolaire (privé sous contrat) où je travaille, il court depuis peu une rumeur selon laquelle la stricte parité que nous appelons de nos voeux serait enfin réalisée.

Mais je ne suis informé que de la misérabiliste mesure prise par la loi citée en référence.

Y aurait-il du nouveau ? Merci de me répondre.

Eaudedieu

 

célou

Egalité des droits des citoyens

17 avril 2006 19:27
 


Bonjour Philippe,

C'est avec un très vif intérêt que j'ai lu vos observations concernant les injustices dont vous faites l'objet et qui me paraissent parfaitement justifiées.

Dans la fonction publique, il est une règle absolue : celle de l'égalité de traitement envers les fonctionnaires ; toutefois j'observe que cette règle est uniquement théorique.

Au ministère de la défense, je puis vous assurer qu'il y a eu des préjudices de carrière liés aux événements dus à la seconde guerre mondiale et qui, en 2006, ne sont pas tous réglés. Pour ma part, et comme un bon nombre de collègues, j'ai tout au long de ma carrière subi un important préjudice : nous n'avons pas brulé des voitures, brisé les vitrines des magasins, etc. lors de nos revendications. Le législateur a enfin daigné entendre nos voix en régularisant cette situation par le dépôt d'une loi (Art 75 de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002).

Certains collègues ont vu leur situation régularisée ; d'autres attendent encore. Les reclassements qui sont prononcés sont amputés de la CSG, de la RDS sur des traitements datant de 1945 et plus alors que ces impôts n'existaient pas à cette époque. Les indemnités versées ne sont pas revalorisées en tenant compte des coefficients correcteurs et j'en passe ....

Je serais très heureux de recevoir vos observations sur ce sujet qui me tiens particulièrement à coeur car en 1944 et 1945 j'avais tout juste 19 ans et j'ai, comme beaucoup de mes camarades, défendu notre drapeau et notre patrie durant les jours les plus sombres de son histoire en participant à la libération de notre pays pour que les mots LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ demeurent à jamais inscrits sur la facade de nos mairies.

QUI DIT MIEUX ?

Merci d'avoir pris le temps de me lire.

Recevez Philippe, l'assurance de mes meilleurs sentiments - Célou 82 ans.

 

Philippe Lahalle

Re:Egalité des droits des citoyens

22 avril 2006 23:50
 


Bonjour Célou,

Votre message m'a un peu surpris car je ne m'attendais pas à lire un message d'ancien combattant dans un forum d'association de parents d'élèves.

Après réflexion je trouve que votre message a toute sa place dans ce forum car vous mettez en avant les valeurs éducatives fortes que sont la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.

Ne connaissant pas du tout le problème que vous mentionnez, je me suis documenté et j'ai pu voir que la Cour des Comptes confirme largement votre point de vue dans son rapport L'effort de solidarité nationale à l'égard des anciens combattant .

Sur le site de l'assemblée nationale, dans le rapport du 13 décembre 2005 de la commission de la Défense Nationale et des Forces Armées, j'ai également pu lire que M. Hamlaoui Mékachéra, notre ministre délégué aux anciens combattants, défend avec conviction la correction des inégalités subies par les anciens combattants.

J'espère que ces débats politiques aboutiront rapidement à des décisions positives, pour vous et pour tous les anciens combattants qui se sont battus pour assurer notre Liberté, et je vous souhaite une retraite la plus longue et la plus heureuse possible.

J'espère simplement que nos politiques de droite et de gauche ne vont pas, comme ils le font depuis 25 ans, continuer d'augmenter la dette publique de la France en créant une dépense de plus.

Comme vous pouvez le lire sur www.nirgal.com/wakeup/dette, la dette publique française dépasse 1000 milliards d'euros et, si on ramène ce chiffre à la population française, à la naissance, un bébé français doit donc déjà 18 000 €.

En final, ce sont nos enfants qui paieront nos dépenses à crédit et cela engage notre responsabilité de parents et grands-parents.

Ceci dit, je pense qu'il existe des solutions simples pour corriger l'injustice dont sont victimes les anciens combattants : plutôt que corriger les inégalités en voulant toujours tirer toutes les situations vers le haut, les syndicats et les politiques pourraient s'entendre pour ramener certaines situations vers un juste milieu ... Je suis curieux d'avoir l'avis de responsables syndicaux sur cette question.

Bien amicalement,

Philippe

Parent d'élève du lycée Sainte-Marie de Cholet

 

POITOU Jean-Marie
Veuf d'une enseignante : je pose une question qui jusqu'à maintenant n'a pas de réponse
5 mai 2006 11:32
 


Au hasard, je m'adresse à vous.

Mon épouse est décédée voilà  bientôt 2 ans. 37 ans de carrière, chef d'une école de 200 élèves. 3 mois de retraite, puis maladies pendant 2 ans et décès en juillet 2005.

Pension de reversion, moi ayant une retraite de plus de 1350 € par mois je n'ai donc droit à aucune pension au niveau de la CRAM.

Pourquoi cette différence entre le privé et le public, qui lui n'a pas ce problème ?

Après de nombreux courriers partout, CRAM, CQ, National Privé, Sénateur, députés, médiateur de la République, Tribunal de la CQ. Tous me répondent: oui c'est injuste, mais c'est la loi.

Ma question: comment faire changer cette loi, pour que la société soit plus juste ?

Les jeunes enseignants du Privé sont-ils au courant de cet état de fait ? Après en avoir questionné, je pense que beaucoup ignorent cette règle.

Alors comment se faire entendre ? Il est cruel que la société pénalise les enseignants du privé qui travaillent autant que ceux du Public.

Mon épouse n'a même pas le droit après 37 ans de travail d'avoir 10 € par mois pour au moins une fleur sur sa tombe.

Merci de me répondre sur mon EMail poitou.jean-marie@neuf.fr

Bon courage.

 

 

yvesweb
même métier = même statut
6 mai 2006 09:57
 


Seul le statut de la fonction publique permet une parité réelle.

Tout autre statut (agent de droit public) n'est que chimère et avantage pour nos tutelle privées.

 

yvesweb

Fonctionnaire

6 mai 2006 10:03
 


Depuis plusieurs années, les fonctionnaires se retrouvent dans toutes sortes de situations,y compris à disposition de structures plus ou moins privées.

La revendication du statut de fonction publique pour tous les enseignants des établissements privés sous contrat d'association en faisant la demande est bien la seule avancée que les syndicats de transformation (CFDT, CFTC, SPELC) ne veulent ni entendre, ni défendre car elle serait source de trop d'émancipation de ces personnels soumis à leurs tutelles privées.

 

Profiterolles

Retraite : quelle différence entre prof du privé et du public ?

6 mai 2006 14:22
 


En moyenne pour la retraite, quelle différence y a-t-il entre un prof des écoles du privé et du public ?

Combien gagne-t-on en retraite ?

 

Caramelia

Retraite privé / public

7 mai 2006 20:33
 


Il est commun de dire qu'il y a 20% de différence entre privé et public.

Toutefois, j'étais cadre de la fonction publique, mon épouse enseignante dans le privé sous contrat. Nos carrières ont été parallèles, nous avions à peu de choses près les mêmes salaires.

Il y aura (hors retraite additionnelle "Censi") environ 10% d'écart entre nos retraites.

20% est donc un chiffre un peu poussé mais c'est pour la bonne cause puisque que, quel que soit l'écart, il n'est pas acceptable.

 

Lachou

Retraite privé / public : réponse à message Caramelia du 7 mai

12 juin 2006 23:25
 


Il faut faire le bilan GLOBAL ( Amont et aval ) cotisations et retraites . L'écart risque d'être plutôt abyssal ..........

 

Fred

Retraite privé / public

23 juin 2006 18:05
 


Il est quelques cas où la retraite d'un prof contractuel sera supérieure à celle d'un prof fonctionnaire : c'est rare, mais cela existe.

 

POITOU Jean-Marie

Pour manifester ma reconnaissance

8 mai 2006 03:28
 


Suite à mon message ci-dessus du 5 mai, ou j'expliquais mon problème d'être veuf depuis 2 ans avec la surprise de constater cette différence entre enseignement public et privé.

Je voulais remercier la personne ( Philippe) qui a répondu aussi vite. Beaucoup plus vite que toutes les instances administratives.

J'espère avoir une réponse pour être sur que mon combat, aura une suite et que les enseignants du privé pourront être prévenus de cette injustice.

Merci aux organisateurs de ce Forum

 

Philippe Lahalle

Osons dégraisser le mammouth

8 mai 2006 10:27
 


Bonjour Jean-Marie

Vous pouvez compter sur le soutien de tous les parents d'élèves des APEL pour défendre l'égalité de traitement entre les professeurs de l'enseignement privé sous contrat d'association avec l'Etat et les professeurs de l'enseignement public.

Ce forum des APEL est et restera apolitique, mais cela n'empêchera pas les parents d'élèves de l'enseignement privé de défendre leurs convictions politiques, au contraire.

Je me rappelle d'un ministre de l'Education Nationale Gilles de Robien qui était venu au collège Saint-Joseph de Cholet en 2005 et qui nous avait dit, à nous les parents du collège : "L'éducation de vos enfants est le sujet le plus politique qui soit".

Je vous invite à lire notre point de vue des parents de l'APEL du lycée Ste-Marie de Cholet sur la réaction des syndicats FSU, SGEN et UNSA suite à la visite de Gilles de Robien .

Si autant de parents veulent inscrire leurs enfants dans l'enseignement privé, je pense que le problème ne vient pas des professeurs de l'enseignement public mais seulement des surcouches administratives coûteuses et peu efficaces de l'enseignement public.

Grâce à ce forum, je corresponds avec plusieurs professeurs de l'enseignement public et j'ai beaucoup d'estime pour eux car je constate qu'ils font leur travail avec la même passion et le même sérieux que les professeurs de l'enseignement privé.

En 1997, le ministre socialiste de l'Education Nationale Claude Allègre avait dit "Il faut dégraisser le mammouth".

Claude Allègre avait raison et son seul tort avait été d'avoir du courage politique en disant les choses franchement.

Les syndicats corporatistes de l'Enseignement Public s'étaient vite chargés de lui savonner la planche en faisant croire à tous les profs de base que Claude Allègre les dénigrait alors qu'il ne parlait que des surcouches administratives trop grasses qui pèsent de tout leur poids sur les établissements scolaires de l'enseignement public.

En route vers un nouveau territoire

J'ai pu lire récemment dans la presse que l'enseignement privé sous contrat scolarise 20% des élèves en France mais ne représente que 11,5% du budget de l'Education Nationale.

Qui peut m'expliquer pourquoi un élève scolarisé dans le public coûte 92% plus cher qu'un élève scolarisé dans le privé ?

Je sais bien que l'enseignement public est plus présent que l'enseignement privé dans les quartiers difficiles et dans l'enseignement technique qui est plus coûteux que l'enseignement général, mais cela n'explique pas une telle différence.

Cette énorme différence ne peut s'expliquer que par "le gras du mammouth", soigneusement entretenu par des syndicats politisés qui ne représentent plus qu'eux-mêmes et qui s'arc-boutent pour défendre leurs privilèges corporatifs et leurs régimes spéciaux.

Imaginez les économies que ferait l'Education Nationale si l'enseignement privé scolarisait 40% des élèves partout en France, comme nous le faisons dans les Pays de La Loire et en Bretagne !

Ce serait des milliards d'euros immédiatement dégagés pour diminuer la dette publique, mettre les salaires et les retraites des professeurs de l'enseignement privé au même niveau que ceux des professeurs de l'enseignement public et injecter des moyens efficaces dans l'Education Nationale au profit de nos enfants et de tous les profs, du privé comme du public.

Cela ne coûterait pas un seul centime à l'Etat, c'est à dire nos impôts.

L'Education Nationale n'accorde que très peu de place à la parole des parents d'élèves de l'enseignement privé et j'invite tous les professeurs et les délégués syndicaux de l'Enseignement Public à oser ouvrir le débat en s'exprimant publiquement dans ce forum ;-) .

Bien amicalement,

Philippe Lahalle
Parent d'élève du collège Saint-Joseph et du lycée Sainte-Marie de Cholet

 

Philippe Lahalle

l'équivalent de 20 000 enseignants payés à ne rien faire dans le public ?

18 mai 2006 08:55
 


Extrait d'un article intéressant de Luc Cédelle paru dans le journal Le Monde du 18/05/2007 :

Le ministre de l'éducation devra regagner "des effectifs cachés" :

"L'équipe présidentielle de Nicolas Sarkozy envisage de regagner "des effectifs cachés", correspondant aux "enseignants qui ne sont pas devant les élèves". Selon Mme Mignon, cela représenterait "l'équivalent d'une académie". Un rapport rendu mi-mars à M. Sarkozy par Xavier Darcos - cité comme possible ministre - estimait que "20 000 équivalents temps plein de décharges et de mises à disposition sont récupérables."

L'équivalent de 20 000 enseignants payés à ne rien faire dans le public ? Si c'est vrai, le mammouth de Claude Allègre a encore du gras !

Dans le privé, un prof qui ne travaille pas n'est pas payé et l'enseignement privé se bat pour obtenir des postes d'enseignants devant de vrais élèves.

La gratuité de l'enseignement public semble avoir un surcoût non négligeable pour les citoyens et contribuables que nous sommes.

Cela me fait penser à un article très intéressant de Anne-Bénédicte HOFFNER paru dans le journal La Croix du 25/01/2007 et qui donne une définition pertinente de la gratuité (si chère à certains défenseurs de la gratuité de l'enseignement public) :

La gratuité doit s'accompagner d'un travail civique :

"D'où vient donc cette idée que l'on pourrait lire, s'instruire, écouter, se loger, voire manger « gratuitement » ? C'est-à-dire « pour rien », traduit le Petit Robert. Nul doute que l'Internet, avec ses échanges d'informations, d'opinions, d'images sans contrepartie monétaire, contribue à diffuser cette illusion. Car, il faut bien le dire, rien (sauf le don généreux et désintéressé) n'est jamais gratuit. Pas plus les journaux qui fleurissent aux abords des stations de métro - financés par la publicité - que les films, albums musicaux ou spectacles téléchargés illégalement sur Internet. Pas davantage les services publics que sont l'instruction reçue à l'école publique, les soins donnés à l'hôpital, la sécurité assurée dans notre quartier, l'accès à la route départementale voisine ou la défense de nos frontières... En réalité, la gratuité signifie seulement qu'« un autre paie à ma place », comme le rappelle l'économiste, spécialiste de la santé, Claude Le Pen. D'où la remise en question de celle-ci lorsque le payeur doute du bien-fondé de cette redistribution [...]"

 

Luigi

Contractuel MA II dans le privé. Paiement des vacances scolaires

9 novembre 2006 04:35
 


Depuis le 11 septembre 2006, je suis suppléant à l'échelle de rémunération MA de 2ème catégorie dans un établissement d'enseignement privé sous contrat.
Je travaille à plein temps (18,75 heures par semaine) en remplacement d'un professeur en congé maladie, qui demande un congé longue durée (son dossier est envoyé et sera apparement traité par le rectorat en mai 2007).

J'ai signé une demande de suppléance pour la période du 11 septembre 2006 au 5 mai 2007. Cette demande a été signée par la directrice de l'établissement, puis envoyée au Rectorat.

Je viens aujourd'hui (8 novembre 2006) de recevoir plusieurs contrats de la part du Rectorat :

- Un pour la période du 11/11/2006 au 25/10/2006
- Un pour la période du 05/11/2006 au 23/12/2006

Il apparaît, au vu de ces contrats, que je ne suis pas employé pendant les vacances scolaires, et donc pas payé. (De plus, le Rectorat ne me promet rien pour l'année 2007.)

Est-ce normal?

Dois-je accepter cela?

Par avance, merci pour vos réponses.

 

tilou

public privé

28 décembre 2006 14:03
 


Est-il possible de passer du secteur public au secteur privé ?

Je suis prof des écoles au 8e échelon. Quelles conséquences cela entraînerait-il ?

 

Joseph

pas d'accord !

8 octobre 2007 11:19
 


Je suis enseignant public ! Si vous souhaitez comparer, il faut tout mettre sur la table !

On demande une flexibilité de plus en plus importante aux enseignants du public exemple :

je suis agrégé de mécanique (agrégation externe public), titulaire de mon poste en 2006/2007. Je dois changer d'académie pour raisons personnelles avec un fort barême (12 ans ancienneté) !

Compte-tenu des fermetures de postes que l'on remplace par des TZR, je me retrouve à faire mon temps complet à 250 km de chez moi (dans ma nouvelle académie), et sans aucune prise en charge de mon transport et double hébergement (nounous + ...) ! Puisque ma residence administrative est à 250 Km de chez moi (Remboursement residence administrative vers remplacement !!! economies budgetaires de l'état !) De plus l'année prochaine tout peu changer pour moi et ma famille !

Alors arrêtez de vous plaindre et mettez tout sur la table si vous souhaitez comparer les situations !

Merci

Cordialement JOseph

 

Re Calou

Re Avantages Retrep

9 octobre 2007 15:49
 


Papi, Jean ou Philippe, qui ont souvent des réponses pointues dans ce Forum, ont-ils une réponse à la suppression des 2 ans par enfant pour les mères de famille ?

Oui ou non ?

Beaucoup sur ce Forum attendent une réponse . Merci

 

L'oubliée

Réponse à Joseph

10 octobre 2007 15:20
 


Cher Collègue

Je comprends tout à fait votre réaction, si vous avez lu mes différents messages où j'ai exposé ma situation ou j'ai également donné des conseils à d'autres collègues du privé qui voulaient partir dans le public sans se préoccuper des contraintes qu'ils pouvaient rencontrer et de désillusions concernant le type de postes qui pouvaient leur être proposés avec éventuellement en toile de fond la suppression de leur poste.

Je connais donc parfaitement les contraintes des nominations dans le public puisque je les ai vécues dans le poste que j'occupe actuellement j'ai eu la chance d'arriver en premier sinon il aurait fallu aller combler l' emploi du temps ailleurs Je rappelle tout simplement que le Ministère et le Rectorat de Rennes n'ont pas appliqué pour mon reclassement les règles de parité inhérentes à mon statut initial. MA CARRIERE A DONC ETE SABORDEE C'EST LE MOT EXACT J'AI EGALEMENT ETE MUTEE A 450 Km DE CHEZ MOI, DOSSIER LAISSE EN FRICHE PERDANT 20 ANS. IL m'a même été répondu par le Médiateur de Paris que tout ce qui m'était arrivé l'était en fontion de mes choix. DONC CONTRADICTION AVEC LE COMPTE RENDU DU 8 DECEMBRE 2OO4

J'AURAIS PU PARTIR EN RETRAITE IL Y A 2 ANS, MAIS IL S'AVERE QUE MOI ET MES COLLEGUES QUI ONT FAIT UNE CARRIERE MIXTE ENSEIGNEMENT PRIVE ET ENSEIGNEMENT PUBLIC SONT ENCORE PLUS PENALISES QUE NOS COLLEGUES DU PRIVE J'ESSAIE DONC DE FAIRE TRIOMPHER LE BON SENS L'ETAT EST EGALEMENT NOTRE EMPLOYEUR LE MINISTERE AUJOURD'HUI N'A PAS ENCORE RECONNU QU'IL Y A INJUSTICE ET QU'IL SE DEVAIT TRAITER DE LA MEME FACON SES PROFESSEURS<< LIBERTE DE CHOISIR SON LIEU D'ENSEIGNEMENT, DIPLOME EGAL, SALAIRE EGAL, RETRAITE EGALE>>TELS ONT ETE LES ADAGES DEFENDUS LE 8 DECEMBRE 2004

IL SERAIT DONC GRAND TEMPS QUE LE MINISTERE SE PENCHE SUR LE CAS DES PROFESSEURS AYANT FAIT UNE CARRIERE MIXTE ET QUI ONT ACCEPTE D'ETRE MUTES ET ARRIVES DANS l'ENSEIGNEMENT PUBLIC DANS LES ANNEES OU ON MANQUAIT DE PROFESSEURS DE DISCIPLINES SCIENTIFIQUES.

A plusieurs reprises j' ai souhaité que notre cas soit également évoqué par les délégations de professeurs qui sont régulièrement reçus au Ministère Les professeurs ayant fait ce parcours mixte et qui sont partis en retraite sont écoeurés par la modicité du montant de leur retraite.

 

Pour Joseph

différence entre public et privé

10 octobre 2007 18:11
 


Je retiens votre dernière phrase "mettez tout sur la table". En effet, il est coutumier de ne comparer que ce qui sert la démonstration. Il est vrai qu'il faut chercher à rapprocher les retraites des enseignants du privé et celles du public (voir la loi Censi). Il faut bien admettre aussi que la contrainte que représente les nominations éloignées du domicile est plus fréquente pour les collègues du public. Même si cela commence à se rencontrer dans le privé !

Je suggère donc, plutôt que de se chipoter pour savoir qui est le plus à plaindre (du public ou du privé), de prendre ses problèmes à bras le corps et de se battre pour obtenir ce que l'on pense avoir droit. Avouez que si les enseignants du privé avaient été plus prompts à se faire respecter par les différents pouvoirs en place, leur situation serait sans doute plus enviable ! NON ?

 

betb85

retraite privée

5 novembre 2007 03:48
 


J'ai travaillé en partie dans l'enseignement privé en Polynésie et en partie en vendée puis ai passé le capes en1991, depuis je suis fonctionnaire -comme une bleue-!!! à
l'heure de la retraite dont je constitue mon dossier, on me GOMME royalement 17 années de bons et loyaux services dans l'enseignement privé, bonjour l'arnaque, la caisse locale de tahiti la cps ne fonctionne pas non + ici pour moi! ma retraite sera donc de 850€!!! no comment

 

L'oubliée

réponse à betb85

5 novembre 2007 16:49
 


Chère collègue

Bienvenue au Club. Ne lâchez pas le morceau, vous devez avoir des preuves de vos salaires dans ce cas vous aurez une retraite de la CRAM.

Vous devez avoir cotisé certainement à des caisses privées, dans ce cas vous aurez une retraite complémentaire et le total tout confondu sera loin du montant d'un collègue du public du même échelon.

Vos années doivent être comptabilisées pour la décote ou la surcote. Je me démène depuis plus de 3 ans pour que le Ministère reconnaisse qu'il a oublié une partie de ses employés et que la justice et l'équité doivent être universelles.

Moi et d'autres collègues nous avons souligné qu'étant polypensionnés et ex du privé nous sommes encore plus mal lotis que n'importe quel collègue du privé.

Tenez-moi au courant et donnez davantage de détails, lisez tous les messages envoyés et les conseils donnés à certains qui croient au miracle en changeant d'enseignement.

SI NOUS SOMMES PLUSIEURS A INTERPELER LE MINISTERE NOUS FINIRONS PAR ETRE ENTENDUS SURTOUT REPONDEZ-MOI POUR FAIRE CAUSE COMMUNE ET N'HESITEZ PAS A DONNER EVENTUELLEMENT VOTRE E-MAIL

 

anti-obscur

Assumer ...

27 janvier 2007 17:21
 


Je suis à moitié d'accord avec l'auteur du sujet.

A travail égal, salaire égal, oui, en théorie. Mais le travail se limite-t-il à dire : je suis un prof et je dois avoir 18h devant élèves ? NON

Il y a aussi les conditions de travail. Et les conditions de travail dans le privé ne sont pas celles du public.

Les enseignants du public ont à subir les mutations, les affectations loin de la famille, parfois pendant plusieurs années, les affectations en banlieues difficiles, etc... Ce qui justifife à mon avis la différence de salaire actuelle. Pour avoir été TZR à l'autre bout de la France, loin de ma région natale, m'être fait trimballé d'un bout à l'autre de l'académie, être passé de collège au lycée en une semaine, avoir connu les ZEP, les APV, les zones de violence, je peux vous dire, que mon salaire, je ne l'ai pas démérité. J'ai choisi d'être dans le public, j'assume les avantages et les inconvénients.

A vous d'assumer les vôtres.

 

l'oubliée

réponse à l'anti obscur et conseils et avertissements à ceux qui voudraient changer

28 janvier 2007 11:59
 


Cher collègue ,

Comme je l'ai souvent rappelé je suis tombée sur du personnel qui n'a pas su exploiter les "propriétés de la Loi Guermeur , cabinets ministériels compris", j'ai joué le jeu : j'ai été mutée et au final j'ai été pénalisée voir mes différents messages.

Maintenant je m'adresse aux collègues du public qui seraient encore tentés de changer et de vouloir passer dans le privé . J'ai d'ailleurs eu occasion de répondre sur ce sujet plusieurs fois et la note copiée collée confirme bien ce que j'avais répondu.

o Possibilités offertes à des professeurs titulaires de l'enseignement public

Cet accès est très limité. L'enseignant dépose une demande auprès de l'établissement dans lequel il souhaite exercer. S'il est retenu par le directeur, il est affecté par le Ministère dans l'établissement considéré sous réserve que les recteurs des académies d'origine et d'accueil de l'enseignant aient émis un avis favorable. Ce n'est pas un détachement, ni une mise à disposition. Par ailleurs, si le nombre de classes sous contrat d'association vient à diminuer dans l'établissement concerné et qu'il faille supprimer un poste, le professeur titulaire de l'enseignement public est le premier à partir. Il retrouve alors son académie d'origine et participe aux opérations de mouvement pour retrouver un poste.

Je conclus et je me répète l'herbe n'est pas nécessairement plus verte ailleurs

 

alex

agrégation interne

4 février 2008 11:28
 


Je suis arrivée par hasard sur ce forum et je découvre les grandes différences entre privé et public en ce qui concerne la retraite.

Je travaille dans le privé à Dunkerque en ayant fait une dizaine d'établissement dans plusieurs académies avant d'avoir le concours CAER.

Actuellement j'envisage de passer l'agrégation mais la question est public ou privé?

Vais -je être pénalisée en ce qui concerne la retraite (comme je l'ai lu sur ce forum pour plusieurs collègues) ?.

En cas de succès, est -ce que je peux être mutée dans toute la France? En effet, mes collègues du public auront déjà un poste.

Est-ce que je serais logée à la même enseigne que les capétiens?

Merci de vos réponses

 

mcbi

salaire dérisoire

1er mai 2008 12:28
 


Et
ant entrée dans l'enseignement privé en 1972, simplement titulaire d'un DUES, je touche actuellement 1700€ nets par mois y compris ISO + prof principal !!!

Ceci s'explique par le fait que je suis restée 21 ans M.A III puis en 1996 ai été promue AECE (chose impossible avant sans licence) et enfin promue certifiée il y a un an...

Après 36 ans de travail comme prof dans un établissement sous contrat d'association,c'est vraiment le summum...


Pour poser une nouvelle question, merci d'utiliser le nouveau forum Statut et retraite enseignement privé

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