Tres cher Philippe.Philippe a écrit:J'ai ouvert ce sujet "Assurance de protection contre les dégâts du cannabis", en réponse au message "Philippe, vous vous moquez de nous ?" posté par le Chasseur de Mouton dans l'ancien forum :
Bonjour Chasseur de Mouton,
Non, je ne me moque pas de vous.
Pourquoi ai-je apporté mon soutien à la position que défend Mika, c'est à dire à l'intérêt de prohiber le cannabis ?
Tout simplement parce que je pense que vos propos sont inacceptables, avec vos jugements de valeur sur Mika qui n'ont plus rien à voir avec une logique argumentative.
Je vous cite à partir d'extraits de votre message "Mika ... Perd la face ..." du 7 juillet 2009 :
" cessons de perdre notre temps avec le résidu de lobotomie zelee qu'est Mika. "
" Enfin, je me permet de rappeler une phrase a cet ersasz d'esprit pensant, cet ectoplame de conscience (oui Mika c'est de vous que je parle)"
" Quand comprendrez vous ca mika: Vous n'etes pas cultive, et pas intelligent. Ce n'est pas que je sois au dessus de la moyenne. Si je je peux vous juger, c'est pas perce que je suis plus malins que les autres. C'est vous qui etes moins malin que les autres. "
"Comme une fistule est un symptome d'infection, Mika, vous est du pus intellectuel."
Chasseur de Mouton, je ne sais pas si vous avez écrit ces phrases sous l'influence du cannabis mais je trouve que vos propos ci-dessus n'ont rien à envier à Adolf Hitler qui traitait ses ennemis de "cochons", le peuple allemand de "stupide troupeau de moutons" et les juifs de "vermine et de rats" ...
Je ne fais pas que le supposer, j’y ai réfléchi. J’ai utilisé pour ça une analyse différente de la votre, non pas fondée sur une lettre volontairement ridicule et partiale dans le mauvais sens, mais sur des théories microéconomiques, et des exemples historiques et contemporains de problematiques similaires. Je vous concède ne pas avoir fait part de cette analyse jusqu’ici. Je vous la résumerai plus bas.
Ceci dit, je vais répondre à la question que vous posez :
"A qui nuit le consommateur de cannabis qui souscrit a une assurance privée pour ne pas peser sur la sociéte et qui ne conduit pas pour ne pas mettre autrui en danger? "
Je pense que vous posez très mal la problématique avec une telle question :
Vous supposez que des sociétés privées d'assurance sont prêtes à assurer tous les dégâts et dommages collatéraux causés par la consommation de cannabis.
Où je vis, je suis obligé de quotiser à la sécurité sociale, mais celle-ci ne couvre pas la moitié de mes frais de dépense. En fait, j’ai aussi une assurance privée, qui n’a pas jugé utile d’effectuer de test de dépistage pour autre chose que l’alcoolisme, la cigarette, et les anti dépresseurs. A noter qu’ils ont fait le test pour le tabac bien que j’aie admis être fumeur. A ce niveau, ils auraient pu contrôler le cannabis, la coke, le LSD, l’héroïne, les stéroïdes, et j’en passe. Mais ils n’ont rien demandé, alors le cannabis est commun ici aussi. Quant à vous dire dans quel pays je vis, ca ne regarde que moi. Mais je conçois qu’ils ne demandent pas des infos relatives à des produits illégaux. Pour les assurances vie, ca se fait dans certains pays.
Je ne sais pas dans quel pays vous vivez, mais je doute que vous trouviez dans votre pays une société d'assurance qui accepte d'assurer ses clients contre les dégâts du cannabis.
Philippe, vous faites ici une erreur grave. Vous supposez qu’il y a autre chose assurer que la santé du fumeur. Or, le reste n’est pas assurable quoi qu’il en soit. Quel est le prix des dégats affectifs causés à son enfant a son épouse? Par ailleurs, soutenez vous que si ces actions ne doivent etre réfrénées que si elles sont effectuées sous l’effet du cannabis ? Sinon, pourquoi attribuer des troubles familiaux au cannabis ? Suis-je responsable de la souffrance de ceux qui choisissent de m’aimer comme je suis ? Ma femme est elle enchainée a moi au point de ne pas pouvoir quitter un loser qui fume 25 pétards par jours dans la figure de son gamin ?
Je vous propose de raisonner par l'absurde en imaginant la réponse de ma société d'assurance si je lui écrivais :
Cher assureur,
Je voudrais me mettre à fumer du cannabis mais je ne veux pas que cela ait une incidence fâcheuse sur moi, sur ma femme, sur mes enfants et sur la société.
Pouvez-vous m'assurer contre les dégâts du cannabis ? A quel prix ?
Que vient faire ici l’assurance chômage ? En France, il n’y a que peu de possibilités pour licencier quelqu’un. Il faut qu’il soit dans l’incapacité de faire son travail, ou une faute grave, ou un licenciement économique. Bien, avez-vous une preuve que la consommation de cannabis rend les gens inaptes à leur travail, ou plus sujets aux licenciements économique ? SI oui, vous savez comment la poster sur le forum. Koffi Xop et moi-même sommes des exemples que ce n’est pas vrai. Personellement, mon emloyeur est satisfait de mon boulot, et a augmenté mes responsabilités ce mois ci. Professionnellement, c’est là que ma vie est la plus réussie. J’ai par ailleurs la chance d’avoir maintenant une expérience très internationale et pointue qui m’assure de pouvoir retrouver du taf si ma boite se cassait la figure. Je ne vois pas en quoi le fait que je n’ai pas d’assurance chômage fait de moi un parasite de la société. J’oubliais : Je peux etre viré du jour au lendemain, il est clairement admis dans l’entreprise qu’on fonctionne à l’américaine : Jusqu'à ce que je crève ou jusqu’à ce qu’ils trouvent mieux. Croyez moi, de nombreux fumeurs de cannabis sont largement dans le positif si on compare ce qu’ils coutent et qu’ils payent.
Je suis bien conscient que la consommation de cannabis pourrait me rendre psychotique, me faire perdre mon travail et que des soins psychiatriques à vie pourraient être nécessaires.
Quoi ? Une assurance divorce en plus ? A cause du cannabis ? Et si les deux conjoints fument et se complaisent dans leur fange ? Ca fait augmenter la prime ou ca la réduit ? Non mais en quoi c’est une obligation sociale d’avoir un ménage heureux et stable? Ce n’est pas votre problème ! Ceci dit, si vous voulez soutenir qu’il faut interdire le cannabis parce qu’il provoque des désordres conjugaux, ca ne regarde que vous. Si vous croyez que c’est un argument valable pour prohiber le cannabis, je vous laisse l’entière responsabilité d’étendre ça au football, aux prostituées, aux strip teaseuses, à l’alcool, et aux belles mères, sans oublier les jeux online… L’adultère n’est pas interdit, pourtant le risque engendré pour les relations de couple est bien supérieur, j’en suis presque certain. Les maris infidèles devraient ils prendre une assurance supplémentaire contre les MST et pour leurs hypothétiques frais de justice en cas de divorce ? Le bonheur conjugal étant la valeur extrême et absolue à laquelle vous vous référez, il est normal qu’on interdise aux gens d’être malheureux en ménage! Ca représente un cout social que chacun doit assurer en fonction des risques qu’il prend. C’est ça ? Evidement non ! Pourtant, c’est l’implication directe du fait d’inclure cette problématique familiale dans un débat sur la liberté individuelle, en l’occurrence relativement au cannabis.
Au cas où cela m'arriverait, je vous demande donc d'inclure la prise en charge financière de mes enfants jusqu'à la fin de leur scolarité (prévoyez jusqu'à 23 ans).
Pour ce qui est de ma femme, je suis également conscient de la difficulté de la situation dans laquelle je la mettrai si je devenais psychotique : pouvez-vous inclure cela dans votre assurance ?
Une fois de plus, vous raisonnez en pensant que l’état est bien intentionné. Pensez vous une seconde que si cette étude avait donné des résultats en contradiction avec la loi, elle serait parue comme tel ? J’en doute, mais passons. Pensez vous qu’un assureur préfère renoncer a plusieurs millions de clients à la seule vue de ce rapport, alors qu’il assure des sportifs de haut niveau dans des milieux hautement doppés, des stars du showbiz qui carburent a la coke, des alcooliques notoires, des fumeurs de clopes, des videurs de boite de nuit, des gardes du corps (dont le boulot est de se prendre les balles a la place du client), des guides de haute montagne et des pilotes de voltige. Le risque, il est capable de le calculer avec des séries statistiques, et de lui donner un prix. On peut tout assurer, pourvu que ca se paye avec de l’argent.N'oubliez pas non plus de bien m'assurer contre tous les risques répertoriés par l'Académie Nationale de Pharmacie :
http://acadpharm.org/medias/direct/-Pan ... -Vdef-.pdf .
Ca, il en a rien a foutre votre assureur de vos états d’âme. Lui, il est la pour le fric. S’il y a une demande, il aura une offre pour y répondre. A vous de voir si vous voulez (pouvez) payer.
Je ne souhaite pas peser financièrement sur la société et je vous demande de bien prendre en compte le coût de tous ces risques avérés.
Alors la, Philippe, vous battez des records. Vous venez d’inventer un nouveau produit d’assurance : Une assurance contre le risque de défaillance de quotisation ! C’est formidable des clients comme vous. Vous voulez payer une seconde assurance pour le cas ou vous n’arrivez pas à payer la première ? C’est un peu comme acheter plus de fringues que vous ne pouvez en porter, mais comme ça, le jour où vous n’avez plus de fric, vous avez des fringues. Après travaillez plus pour gagner plus de Sarkozy, on a le "payer plus pour payer mieux", de Philippe. Après, a lui de vous expliquer pourquoi les fumeurs de cannabis doivent payer une assurance pour leur santé, et une assurance pour leur assurance santé.
Au cas où je perdrais mon travail et serais au chômage, indépendamment du cannabis, je ne pourrai évidemment plus vous payer mon "assurance touts risques cannabis" et je vous demande d'inclure ce risque dans le coût de votre assurance.
La, c’est déjà plus convaincant comme argument. Effectivement, dans un tel cas, il faudrait assurer la fiabilité du paiement. Si la clause d’emprunt spécifie que l’emprunter s’engage a ne pas consommer de drogue pendant la durée du remboursement, il doit asumer. Par contre, ca ne suffirait pas. S’assurer, dans cas la, n’est pas suffisant, à moins qu’il y ait une clause libératoire en cas de risque assuré dans le contrat du prêt. Ce qu’on peut se demander c’est pourquoi cet abruti est allé signer un contrat par lequel il vend sa propre liberté d’user de son corps, a sa banque. Remarquez que lui, au moins il a eu le choix. Nous, avec la sécu, c’est moins évident. C’est possible de rompre le contrat, mais les barrières administratives sont lourdes… Moi, je n’ai pas le choix. Mon corps ne m’appartient pas, il est la sécu de mon pays de résidence, et je n’y peux rien changer.
J'attire également votre attention sur le fait que je viens d'acheter une maison avec un emprunt. Ma banque m'a fait remplir un questionnaire dans lequel figurait une question sur l'usage de drogues.
Dans votre proposition d'assurance, prévoyez donc le remboursement des emprunts de ma maison, au cas où je serais victime d'un syndrome amotivationnel ou d'une psychose qui me mettrait dans l'impossibilité de travailler et de rembourser mes emprunts.
Un dernier point : pour aller au travail, je n'ai plus d'autre possibilité que d'y aller en voiture et j'ai lu que le cannabis pouvait diminuer la vigilance pendant 24 heures.
Cela ne sera pas un problème car je vous assure que je fumerai seulement du vendredi soir au samedi soir mais, au cas où je me mettrais à fumer tous les jours, pouvez-vous inclure ce risque dans votre proposition ? (mettez cela sous forme d'option commerciale à laquelle je pourrai éventuellement souscrire dans le futur).
Ne vous inquiétez pas, on fera comme d’habitude, on vous proposera un prix a prendre ou a laisser et vous vous débrouillerez avec ça.
J'ai probablement oublié des risques dans la liste ci-dessus : n'hésitez pas à prévoir leur coût.
J'attire votre attention qu'une étude de l'université de Keele ne confirme pas l'hypothèse selon laquelle la consommation de cannabis provoquerait psychoses et schizophrénies (source Classico2 : http://www.apel-lycee-stemarie-cholet.org/forums/topic824.html#p4036).
Au cas où les résultats de cette étude seraient confirmés par d'autres études, merci de m'indiquer la baisse que cela aurait sur le montant de mon contrat d'assurance cannabis.
Dans l'attente de votre devis, je vous prie de croire, cher assureur, en l'expression de mes respectueuses salutations.
Philippe Lahalle
Parent d'élève du lycée Sainte-Marie de Cholet
Philippe a écrit:
Le fond du problème, à mon avis, est que la communauté scientifique n’arrive pas à se mettre d’accord sur la dangerosité, réelle ou supposée, de la consommation de cannabis.
Tant que ce débat n’aura pas eu de réponse, le réflexe normal est de faire preuve de précaution.
Philippe a écrit:Souhaitez-vous légaliser l’héroïne et la cocaïne ? Quels critères de santé publique définissez-vous pour dire qu’une drogue doit être légale ou pas ? Quels sont les risques acceptables pour vous ?
Philippe a écrit:Si l’on en croit le professeur Grinspoon, le cannabis est relativement inoffensif.
Par contre, si l’on en croit le professeur Costentin avec son livre « Halte au cannabis », le cannabis peut produire des effets destructeurs et présente un risque de santé publique inacceptable.
Qui croire ?
Philippe a écrit:Cher chasseur de Mouton,
Je vous passe le sel : ce sera préférable à des escalades verbales démagogiques …
Si vous pouviez me passer une petite Chimay en retour, ce ne sera pas de refus (à chacun son plaisir chimique… avec modération bien évidemment
).
J’ai répondu à votre question "A qui nuit le consommateur de cannabis qui souscrit a une assurance privée pour ne pas peser sur la société et qui ne conduit pas pour ne pas mettre autrui en danger? "
Mon raisonnement par l’absurde ne vous a pas convaincu ?
Heureusement car, en entrant dans une logique d’assurance privée pour ne pas peser sur la société, je pense que l’on créerait une société à deux vitesses.
Personnellement, je préfère le modèle de sécurité sociale à la française.
Si la consommation du cannabis ne présente pas de réel problème de santé publique, il ne me semble pas souhaitable de couper les cheveux en quatre avec des assurances privées ou en se demandant qui nuit ou ne nuit pas à la société : je trouverais préférable que nous assumions ce choix solidairement, en améliorant l'information des jeunes sur les risques du cannabis, comme cela se fait déjà pour l’alcool et le tabac dans les collèges et les lycées.
De mon point de vue, le problème se pose plutôt comme suit :
Le cannabis est-t-il réellement un problème de santé publique ? Si oui lequel ? Sommes-nous prêts à assumer son éventuel coût solidairement ?
Ces questions m’amènent à vous en poser une autre :
Souhaitez-vous légaliser l’héroïne et la cocaïne ? Quels critères de santé publique définissez-vous pour dire qu’une drogue doit être légale ou pas ? Quels sont les risques acceptables pour vous ?
J’ai mis du temps à vous répondre et j’arrive à cette question car j'ai commencé à lire le livre « Cannabis : la médecine interdite» du professeur Lester Grinspoon qui, si j’ai bien compris, est votre référence.
Comme vous voyez, j’ai tenu compte d’un de vos autres messages soulignant mon inculture grinspoonienne.
Je n’ai pas encore tout lu mais j’ai déjà lu avec attention le chapitre « III - Peser les risques ».
Si l’on en croit le professeur Grinspoon, le cannabis est relativement inoffensif.
Par contre, si l’on en croit le professeur Costentin avec son livre « Halte au cannabis », le cannabis peut produire des effets destructeurs et présente un risque de santé publique inacceptable.
Qui croire ?
Le fond du problème, à mon avis, est que la communauté scientifique n’arrive pas à se mettre d’accord sur la dangerosité, réelle ou supposée, de la consommation de cannabis.
Tant que ce débat n’aura pas eu de réponse, le réflexe normal est de faire preuve de précaution.
Wait and see … la suite à la prochaine publication scientifique …
Bien amicalement,
Philippe
Non, vous ne comprenz pas: Je suis tout le temps sous l'influence du cannabis. De tous mes mesages seuls un ou deux ont ete ecrits en etat de sobriete...Philippe a écrit:Cher chasseur de mouton ,
Visiblement vous n’avez pas compris pourquoi j’ai dit que vos propos n’avaient rien à envier à Adolph Hitler quand vous avez traité « Mika de « résidu de lobotomie zélée », d’« ectoplasme de conscience » et, pour couronner le tout, de « pus intellectuel ».
Vous avez admis avoir écrit cela sous l’influence du cannabis : je vous remercie d’avoir été franc car le contraire m’aurait étonné.
Ce que je n’ai pas apprécié dans vos propos, c’est que vous ne vous attaquiez plus aux propos de Mika mais à la personne Mika elle-même.
Pour vous, ce n’était plus les convictions de Mika qui étaient du « pus intellectuel » mais Mika lui-même.
Je trouve cela grave : vous vous attaquiez à la personne et plus à ses idées.
Donc, comme mes propos sont (a vos yeux) plus agressifs que ceux de Mika, je suis un fasciste..., Mais oui, bien sur... Oui vous avez avez raison, c'est exactement ce que je vous aurai repondu: Moralisateur! mais j'aurai rajoute que les insultes, vous les relevez quand ca vous arrange. Vous etes partial.Pour vous justifier, vous m’avez répondu « Mika a fait la même chose en me traitant de chèvre, de crétin et de connard ».
Je n’excuse pas Mika mais je trouve que vos propos sont d’un degré de violence bien supérieur quand vous traitez Mika de « pus intellectuel » pour le faire taire en tentant de le mettre plus bas que terre.
J’aurais pu me limiter aux propos ci-dessus, sans comparaison à Adolph Hitler, mais je pense que vous m’auriez répondu quelque chose du style « Allez paître avec vos propos moralisateurs ». Est-ce que je me trompe ?
Et bien justement, je vais commenter: Vos allegations tendancieuses meritaient plus que le fait de me tendre une perche pour une sortie honorable ne melangeaons pas. C'est vous qui en aviez besoin, pas moi.
Dans mon dernier message ci-dessus, je vous ai répondu « Je vous passe le sel : ce sera préférable à des escalades verbales démagogiques » :
Je vous ai tendu une perche pour vous permettre une sortie honorable.
Non seulement vous ne l’avez pas saisie mais vous me traitez de fumier en retour : sans commentaire !
Personellement, j'ai plutot l'impression que vous ne repondez qu'a ce qui vous arrange. Meme si cette impression est fausse, je n'ai aucun element qui puise me permettre de penser le contraire.
Pour passer à un autre sujet, vous me demandez pourquoi je ne réponds pas à toutes les phrases de vos messages.
Il y a plusieurs raisons :
Je ne sais pas si vous vous en rendez compte mais, même si vous écrivez très bien, vos messages sont de véritables romans-fleuves et il faut avoir du courage pour tout lire … et encore plus pour répondre à tout.
Oui, parce que c'est la difference entre une discussion de bistro et un debat: le serieux.
Apparemment vous avez une intelligence analytique très vive et poussée : vous disséquez tout, vous répondez à tout et vous vous attendez à ce que l’on fasse de même en retour.
C'est possible en effet, mais je repond a des messages bordeliques qui m'envoient des litanies d'arguments fallacieux. Comme il est toujours plus long de demontrer que de balancer des lieux communs, effectivement, je suis plus long que les autres.
Je pense que vous gagneriez à être plus synthétique.
Une fois de plus, ca vous arrange. Admettre quand l'autre a raison, et le lui signifier, quelle perte de temps...
Si je ne réponds pas à tous vos propos, c’est que je suis parfois d’accord avec vous et je ne vois pas l’intérêt d’en rajouter.
Moi les propos deplaces, je les releve et les qualifie de ce qu'ils sont. quand c'est sans interet, je dis pourquoi, et quand je n'ai pas de meilleure reponse, j'ecris : Oui, vous avez raison sur ce point. C'est par exemple ce que j'ai fait concernant l'assurance en cas defaillance de remboursement de pret immobilier inpliquant un clause de sobriete vis a vis des stupefiants. Je prefere faire amende honorable plutot que de laisser une questionou un raisonnement en suspend quand je suis implique dans le debat. SI on n;'exprime jamais son accors, et que le debat n;est qu'une longue expression d'antagonisme que l'on confronte sans conclure, je me demande pourquoi vous debattez.
Par contre, c’est vrai que j’ignore parfois volontairement vos propos, quand je les trouve déplacés, sans intérêt, ou que je trouve que la meilleure réponse est de ne pas répondre.
La confiance n'exclue pas de prendre des precautions. Par ailleurs, vous prenez les fumeurs pour des inconscients notoires, vous voulez les guider jusque dans ce qu'ils mangent et respirent, et apres vous me dite qu'Ils sont intelligents. Pourtant, on dirait bien que vous les prenez pour des abrutis.
D’autre part, les lecteurs sont intelligents et n’ont pas besoin de mes commentaires d’approbation ou de désapprobation pour se faire leur opinion.
Alors vous me pon dez une lettre consequente remplie de faux arguments que je demonte un a un separement puis que j'analyse en profondeur dans son fond et sa forme, et tout ce que vous avez a me repondre c'est que que je ne suis pas assez synthetique? Ensute, vous essayez de justifier votre demonstration par l'absurde. Que ce soit clair, votre lettre fictive n'est pas une demonstration par l'absurde. C'est une discreditation par le derision. rien a voir. Le terme demonstration par l'absurde implique tout d'abord une demonstration. Chose que vous n'avez jamais essaye de faire par autre chose que des statistiques et encore en faisant passrr les coorelations pour des causalites.
Je pense que votre intelligence analytique (qui est vive, je le redis) est parfois votre faiblesse.
Par exemple, vous êtes parti dans une dissection de mon raisonnement par l’absurde concernant « l’assurance privée de protection contre les dégâts du cannabis ».
De mon point de vue, vous auriez gagné à analyser ma « démonstration » dans son ensemble et faire une réponse synthétique et concise, par exemple en disant que c’est le problème posé qui est absurde (ou une réponse de ce genre).
L’absurde n’était pas dans l’impossibilité de répondre au problème posé mais dans la manière de poser le problème et je pense que vous auriez pu le dire en quelques phrases.
Votre argumentation concernant la suede temoigne d'une veritable ignorance du probleme. En effet, le Suede n'a Jamais tente d'appliquer ce que je vous dit. Les opaces et la cocaine y sont interdits depuis 1923. Ce que vous appelez "essayer ma solution" consiste a autoriser certains medecins a prescrire ces drogues (pas toutes ) et a determiner les doses eux memes. En somme, les medecins avaient le monopole de la drogue legale, et s'en sont servi pour alimenter des resaux ilegaux afin de s'en mettre plein les fouilles. D'ou le scandale qui mena aux lois de 1968, il est vrai, tres repressives. Mais jamais aucun gouvernement n'a legalise toutes les drogues, et certrainement pas un etat puritain socialisant et progressiste comme la Suede. Vous utilisez cet argument parce qu'on vous l
Je vous donne quelques chiffres pour étayer mes propos (comptages avec CTRL A sous Word 2007) :- Mon 1er message en haut de page : 881 mots (et j’ai été bavard !)
- Votre réponse à mon 1er message : 4722 mots (3839 mots en enlevant vos citations de mon message)
- Mon 2nd message : 469 mots
- Votre réponse : 2774 mots (2531 mots en enlevant vos citations de mon message)
- Le présent message : 882 mots
Concernant le fond du débat, la légalisation du cannabis, je pense que nous avons une divergence d’opinion fondamentale et nous ne pourrons jamais nous mettre d’accord :
Vous dites que vous êtes pour la légalisation de toutes les drogues, y compris cocaïne et héroïne et le degré de dangerosité du cannabis n’est pas à prendre en compte pour légaliser ou pas le cannabis.
Je suis en total désaccord avec votre position :
La Suède a déjà tenté d’appliquer votre méthode dans les années 60 en libéralisant la consommation des drogues : cela a été un échec complet et la Suède a fait marche arrière en 1968.
Depuis, la Suède est le pays en Europe qui compte le plus faible pourcentage de jeunes consommateurs réguliers de cannabis : 2% en Suède, 15% en France, 15% aux Pays-Bas (sources : ESPAD 2007 ).
Donc, vous ne voulez pas faire payer vos dettes a la societe, mais vous supposez que les fumeurs eux s'en moquent puisque vous n'imaginez pas que quelqu'un d'autre que la secu paye pour eux, ni qu'on finance ca autrement que par de la dette. Je vous demande ce que vous avez a reprocher au fumeur qui s'assume, et vous me repondez que vous ne voulez pas les faire assumer a vos enfants. Vous repondez systematiquement a cote de la question pour eviter d'avoir a admettre que vous etes en faveur de la criminalisation d'actions sans victimes autre que l'executeur de l'action. C'est une attitude grave.
Je voudrais terminer sur une note d’accord : je partage complètement votre opinion quand vous dites que les déficits de la sécurité sociale à la française ne doivent pas se faire sur le dos de nos enfants et petits enfants qui paieront : chaque génération doit effectivement assumer ses choix et je n’ai personnellement pas envie que d’éventuels dégâts sanitaires cannabiques viennent plomber les caisses de l’assurance Maladie.
Bien amicalement,
Philippe Lahalle
Sheep Hunter a écrit:Oui bon, pour une note plus synthetique et generale, j'admet y etre alle un peu fort avec Mika, comme avec vous. Mais serieusement, vous fuyez mes meilleurs arguments, et vous developpez sur les plus faibles.
Que ce soit clair, votre lettre fictive n'est pas une demonstration par l'absurde. C'est une discreditation par le derision. rien a voir. Le terme demonstration par l'absurde implique tout d'abord une demonstration. Chose que vous n'avez jamais essaye de faire par autre chose que des statistiques et encore en faisant passrr les coorelations pour des causalites.
A qui nuit le consommateur de cannabis qui souscrit a une assurance privée pour ne pas peser sur la sociéte et qui ne conduit pas pour ne pas mettre autrui en danger?
Tout ce qui ne nuit pas à autrui devrait être autorisé, or il est possible de consommer du cannabis sans nuire à autrui, donc le cannabis devrait être légal.
RAPPORT N° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs :
La toxicomanie reste un problème, surtout pour le cannabis. Les éducateurs affirment que le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
Sois heureux sans cannabis ou je te fous en taule et tu devras y être heureux aussi!
Philippe a écrit: RAPPORT N° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs :
La toxicomanie reste un problème, surtout pour le cannabis. Les éducateurs affirment que le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
Si les éducateurs estiment que la légalisation du cannabis seraient catastrophiques pour les jeunes, ne pensez-vous pas qu’il serait irresponsable de ne pas faire confiance à leur avis de spécialistes ?
Disons que votre ami n'a pas tort sur un point: Les reglementations de vitesse ont ete mises en application suite, non pas aux nombreux accidents de 1972, mais une raison purement pecuniaire: 1973 c'est le choc petrolier, et reduire la vitesse etait le meilleur moyen de reduire les importations energetiques pour preserver la balance des paiements. Les statistiqes d'accidents plus faibles en allemagne avec beaucoup beaucoup moins de controles et des autoroutes parfois sans limitation de vitesse laissent penser que votre ami n'a pas completement tort lorsqu'il enonce une relation non lineaire entre limitatiojn de vitesse et mortalite routiere. Ainsi, meme lorsque ca parait evident, et terme de lien de causalite, il faut toujours etre prudent.Philippe a écrit:Cher Chasseur de Mouton,
Vous êtes tout excusé et je vous présente également mes excuses pour mes propos qui étaient un peu forts.
Vous dites :Tout ce qui ne nuit pas à autrui devrait être autorisé, or il est possible de consommer du cannabis sans nuire à autrui, donc le cannabis devrait être légal.
Je suis d’accord avec la 1ère proposition de votre syllogisme : « Tout ce qui ne nuit pas à autrui devrait être autorisé ».
Par contre, je ne suis pas d’accord avec la suite « Or il est possible de consommer du cannabis sans nuire à autrui ».
Votre syllogisme me fait penser à la conviction d’un de mes amis qui aime la vitesse et qui refuse les limitations de vitesse sur la route.
De son point de vue, la vitesse n’est pas un problème : « le seul problème est que certains conducteurs gèrent mal leur vitesse en ne s’adaptant pas à la situation ».
J’ai beau lui dire que les limitations de vitesse ont permis d’avoir 3000 morts de moins par an sur les routes françaises, il reste convaincu que les limitations de vitesse n’ont pas de justification car il n’a jamais eu un seul accident.
Je pense que l’on peut appliquer le même raisonnement pour le cannabis :
Si l’on en croit les travaux du professeur Gallate et de ses collaborateurs (source : page 175 du livre Halte au cannabis du professeur Costentin), la consommation de cannabis crée une appétence pour l’alcool.
En légalisant le cannabis, il y aurait une augmentation du nombre de consommateurs de cannabis et, et en supposant que la théorie ci-dessus soit exacte, une augmentation du nombre de consommateurs d’alcool, avec les nuisances à autrui qui s'en suivraient (augmentation du nombre de blessés et de tués sur les routes, etc.).
Si la théorie ci-dessus n’est pas exacte, je vous propose une autre « nuisance à autrui » que j’ai trouvée dans le rapport n° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête du Sénat français sur la délinquance des mineurs :
Source : http://www.senat.fr/rap/r01-340-2/r01-340-2_mono.html :RAPPORT N° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs :
La toxicomanie reste un problème, surtout pour le cannabis. Les éducateurs affirment que le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
Mais bien sur! On va demander aux educateurs specialises de nous dire ce que tout le monde doit faire! Que ce soit clair, je n'ai jamais eu besoin d'educateur specialise. Ces personnes sont des incompetents notoire pour determiner ce qui est bon ou mauvais pour moi. Pourquoi cette armada de fonctionnaires aurait elle son mot a dire sur ce qui est bon ou mauvais pour les gens comme moi? Enfin, le fait que leur boulot soit plus dur avec des mineurs defonces justifie il qu'on prive les 80% de normaux de leur liberte? Il faudrait savoir si on legifere pour le plus grand nombre, ou si la loi est la somme des pressions de lobbys completement obsedes par leur propres interets! Dans ce cas, on peut aussi demander aux puericulteurs ce qu'ils pensent de la picole chez les gamins de 18 mois, et interdire l'alcool a cause de ce phenomene marginal. Enfin, les educateurs specialises ne sont pas medecins. COmment font ils pour savoir a coup sur que tel eleve est drogue ou plutot fatigue? Leur expertise ne vaut pas tripette.
Si les éducateurs estiment que la légalisation du cannabis seraient catastrophiques pour les jeunes, ne pensez-vous pas qu’il serait irresponsable de ne pas faire confiance à leur avis de spécialistes ?
VOus avez raison de rappeler qu'effectivement, le cannabis n'est presque jamais puni comme il devrait l'etre selon les textes de loi. J'en suis moi meme tres heureux. Je n'ai pas eu a faire aux flics en France pour ca, mais si ca arrivait, je prefererai etre traite comme dans les faits que comme dans la theorie. Sauf que le pendant du laxisme, c'est l'arbitraire. J'explique: La clemence est a l'appreciation du juge, ou autrement dit, a la tete du client. En clair, le juge peut decider s'il vous met 250 EUR d'amende, ou s'il vous met 10000 EUR d'amende, 6 mois de taule, et une injonction therapeutique. Le tout etant a la discretion d'un fonctionnaire entrubanne. Est ce vraiment la une maniere de concevoir la justice en France? Par ailleurs, ce flou legal entre ce qui se fait et ce qu'on ecrit laisse libre champ a la dictature. On choisit qui on poursuit et qui on ne poursuit pas. Comme le delit est toujours le meme, le critere discriminant entre les peines fortes et les peines faibles ne peut etre que le resultat de l'arbitraire (ou de la recidive je vous le concede). La loi devient alors ujn outil de terreur et de menace alors qu'a l'origine elle est sensee proteger autrui. Quoi qu'il en soit, je ne vois pas en quoi cet argument prouve que le cannabis nuit a qui que ce soit d'autre que lui meme, tout du moins pour les gens qui s'occupent d'eux meme. Reduire la loi au plus petit denominateur commun est parfaitement degueulasse pour ceux qui ne demandent rien. Par ailleurs, je ne connais pas de loi plus decourageante. Si la loi ne sert qu'a proteger les faibles, pourquoi devenir fort? Pour avoir le plaisir de faire partie des bons qui payent pour les mauvais?Sois heureux sans cannabis ou je te fous en taule et tu devras y être heureux aussi!
Je trouve que votre propos ne correspond pas à la réalité française car les juges français ne mettent pas les personnes en taule pour de la simple consommation de cannabis.
Les juges préfèrent mettre des amendes avec d’éventuelles mesures d’injonction thérapeutique.
Cela me paraît très bien et je suis d’accord avec vous sur ce point : la prison n’est pas une solution pour de simples consommateurs.
Merci par avance à tous les lecteurs de ce forum qui voudront bien donner leur avis sur le syllogisme proposé par le chasseur de mouton : cela permettra d'enrichir le débat.
Bien amicalement,
Philippe Lahalle
Parent d’élève du lycée Ste-Marie de Cholet
Disons que votre ami n'a pas tort sur un point: Les reglementations de vitesse ont ete mises en application suite, non pas aux nombreux accidents de 1972, mais une raison purement pecuniaire: 1973 c'est le choc petrolier, et reduire la vitesse etait le meilleur moyen de reduire les importations energetiques pour preserver la balance des paiements. Les statistiqes d'accidents plus faibles en allemagne avec beaucoup beaucoup moins de controles et des autoroutes parfois sans limitation de vitesse laissent penser que votre ami n'a pas completement tort lorsqu'il enonce une relation non lineaire entre limitatiojn de vitesse et mortalite routiere. Ainsi, meme lorsque ca parait evident, et terme de lien de causalite, il faut toujours etre prudent.Philippe a écrit:Cher Chasseur de Mouton,
Vous êtes tout excusé et je vous présente également mes excuses pour mes propos qui étaient un peu forts.
Vous dites :Tout ce qui ne nuit pas à autrui devrait être autorisé, or il est possible de consommer du cannabis sans nuire à autrui, donc le cannabis devrait être légal.
Je suis d’accord avec la 1ère proposition de votre syllogisme : « Tout ce qui ne nuit pas à autrui devrait être autorisé ».
Par contre, je ne suis pas d’accord avec la suite « Or il est possible de consommer du cannabis sans nuire à autrui ».
Votre syllogisme me fait penser à la conviction d’un de mes amis qui aime la vitesse et qui refuse les limitations de vitesse sur la route.
De son point de vue, la vitesse n’est pas un problème : « le seul problème est que certains conducteurs gèrent mal leur vitesse en ne s’adaptant pas à la situation ».
J’ai beau lui dire que les limitations de vitesse ont permis d’avoir 3000 morts de moins par an sur les routes françaises, il reste convaincu que les limitations de vitesse n’ont pas de justification car il n’a jamais eu un seul accident.
Je pense que l’on peut appliquer le même raisonnement pour le cannabis :
Si l’on en croit les travaux du professeur Gallate et de ses collaborateurs (source : page 175 du livre Halte au cannabis du professeur Costentin), la consommation de cannabis crée une appétence pour l’alcool.
En légalisant le cannabis, il y aurait une augmentation du nombre de consommateurs de cannabis et, et en supposant que la théorie ci-dessus soit exacte, une augmentation du nombre de consommateurs d’alcool, avec les nuisances à autrui qui s'en suivraient (augmentation du nombre de blessés et de tués sur les routes, etc.).
Si la théorie ci-dessus n’est pas exacte, je vous propose une autre « nuisance à autrui » que j’ai trouvée dans le rapport n° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête du Sénat français sur la délinquance des mineurs :
Source : http://www.senat.fr/rap/r01-340-2/r01-340-2_mono.html :RAPPORT N° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête sur la délinquance des mineurs :
La toxicomanie reste un problème, surtout pour le cannabis. Les éducateurs affirment que le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
Mais bien sur! On va demander aux educateurs specialises de nous dire ce que tout le monde doit faire! Que ce soit clair, je n'ai jamais eu besoin d'educateur specialise. Ces personnes sont des incompetents notoire pour determiner ce qui est bon ou mauvais pour moi. Pourquoi cette armada de fonctionnaires aurait elle son mot a dire sur ce qui est bon ou mauvais pour les gens comme moi? Enfin, le fait que leur boulot soit plus dur avec des mineurs defonces justifie il qu'on prive les 80% de normaux de leur liberte? Il faudrait savoir si on legifere pour le plus grand nombre, ou si la loi est la somme des pressions de lobbys completement obsedes par leur propres interets! Dans ce cas, on peut aussi demander aux puericulteurs ce qu'ils pensent de la picole chez les gamins de 18 mois, et interdire l'alcool a cause de ce phenomene marginal. Enfin, les educateurs specialises ne sont pas medecins. COmment font ils pour savoir a coup sur que tel eleve est drogue ou plutot fatigue? Leur expertise ne vaut pas tripette.
Si les éducateurs estiment que la légalisation du cannabis seraient catastrophiques pour les jeunes, ne pensez-vous pas qu’il serait irresponsable de ne pas faire confiance à leur avis de spécialistes ?
VOus avez raison de rappeler qu'effectivement, le cannabis n'est presque jamais puni comme il devrait l'etre selon les textes de loi. J'en suis moi meme tres heureux. Je n'ai pas eu a faire aux flics en France pour ca, mais si ca arrivait, je prefererai etre traite comme dans les faits que comme dans la theorie. Sauf que le pendant du laxisme, c'est l'arbitraire. J'explique: La clemence est a l'appreciation du juge, ou autrement dit, a la tete du client. En clair, le juge peut decider s'il vous met 250 EUR d'amende, ou s'il vous met 10000 EUR d'amende, 6 mois de taule, et une injonction therapeutique. Le tout etant a la discretion d'un fonctionnaire entrubanne. Est ce vraiment la une maniere de concevoir la justice en France? Par ailleurs, ce flou legal entre ce qui se fait et ce qu'on ecrit laisse libre champ a la dictature. On choisit qui on poursuit et qui on ne poursuit pas. Comme le delit est toujours le meme, le critere discriminant entre les peines fortes et les peines faibles ne peut etre que le resultat de l'arbitraire (ou de la recidive je vous le concede). La loi devient alors ujn outil de terreur et de menace alors qu'a l'origine elle est sensee proteger autrui. Quoi qu'il en soit, je ne vois pas en quoi cet argument prouve que le cannabis nuit a qui que ce soit d'autre que lui meme, tout du moins pour les gens qui s'occupent d'eux meme. Reduire la loi au plus petit denominateur commun est parfaitement degueulasse pour ceux qui ne demandent rien. Par ailleurs, je ne connais pas de loi plus decourageante. Si la loi ne sert qu'a proteger les faibles, pourquoi devenir fort? Pour avoir le plaisir de faire partie des bons qui payent pour les mauvais?Sois heureux sans cannabis ou je te fous en taule et tu devras y être heureux aussi!
Je trouve que votre propos ne correspond pas à la réalité française car les juges français ne mettent pas les personnes en taule pour de la simple consommation de cannabis.
Les juges préfèrent mettre des amendes avec d’éventuelles mesures d’injonction thérapeutique.
Cela me paraît très bien et je suis d’accord avec vous sur ce point : la prison n’est pas une solution pour de simples consommateurs.
Merci par avance à tous les lecteurs de ce forum qui voudront bien donner leur avis sur le syllogisme proposé par le chasseur de mouton : cela permettra d'enrichir le débat.
Bien amicalement,
Philippe Lahalle
Parent d’élève du lycée Ste-Marie de Cholet
En 2005, Jeffrey Miron, économiste à l’université Harvard, avait publié un rapport montrant que la légalisation permettrait à l’Etat d’économiser 7,7 milliards de dollars par an sur la répression et de collecter 6,2 milliards de dollars en recettes fiscales. A la suite de ce rapport, plus de 500 économistes de renom avaient adressé une lettre ouverte à l’administration fédérale et à celle des différents Etats pour soutenir la légalisation et la taxation.
La toxicomanie reste un problème, surtout pour le cannabis. Les éducateurs affirment que le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
Les éducateurs affirment que la légalisation du cannabis serait catastrophique et encouragerait le passage des jeunes à des drogues plus violentes.
Philippe a écrit:Le professeur Gallate et son équipe ont prouvé que des rats consommant du cannabis prennent goût à l’alcool, lorsqu’ils ont le choix entre de l’eau et de l’alcool.
Vous pensez que cette théorie de l’escalade du cannabis vers l’alcool est fausse.
Je ne peux pas vous donner tort : d’un point de vue scientifique, on ne peut pas en déduire, à partir d’expériences faites sur des rats, que la consommation d’alcool augmentera chez les humains si le cannabis est légalisé.
Par ailleurs, vous n’avez pas tort de souligner que, même si cette théorie est exacte, nous avons un libre-arbitre que n’ont pas les rats.
Tant que les scientifiques n’auront pas fait des expériences sur des hommes, l’argumentation ci-dessus est effectivement difficilement défendable.
Pour ce qui est de mon 2ème argument provenant du rapport n° 340 (2001-2002) de la commission d’enquête du Sénat français sur la délinquance des mineurs ( Source : http://www.senat.fr/rap/r01-340-2/r01-340-2_mono.html ) :La toxicomanie reste un problème, surtout pour le cannabis. Les éducateurs affirment que le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
je vous confirme que je ne suis pas un éducateur spécialisé et vous n’avez pas tort de penser que je n’ai pas été complètement convaincu par l'argumentation de nos sénateurs français.
Je trouve comme vous que le seul argument de nos sénateurs français est un peu léger pour justifier la prohibition du cannabis :Les éducateurs affirment que la légalisation du cannabis serait catastrophique et encouragerait le passage des jeunes à des drogues plus violentes.
Quels éducateurs ont été interrogés par les sénateurs français ? Le site du Sénat ne le dit pas.
Comment ces éducateurs spécialisés sont arrivés à cette conclusion ? Le site du Sénat ne le dit pas non plus.
Je trouve dommage que les sénateurs n’aient pas mis le compte rendu détaillé de leur rencontre avec « les éducateurs spécialisés » : cela affaiblit la crédibilité de leur argumentation.
Un éducateur spécialisé ou un sénateur pourrait-il venir à mon secours pour m’éclairer ?![]()
Merci par avance ,
Art. 4. -
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Art. 5. -
La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.
quelle nuisance sociale la drogue prohibée apporte elle que la drogue légale n'apporte pas?
À l'heure où la consommation de cannabis fait l'objet d'un débat public parfois agité, souvent faiblement argumenté, cet ouvrage entend offrir à tout un chacun, les connaissances scientifiques nécessaires pour se forger une opinion.
le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
Philippe a écrit:le débat sur la légalisation du cannabis leur fait perdre toute crédibilité lorsqu’ils s’opposent aux jeunes sur cette question et que la légalisation du cannabis serait catastrophique : elle encouragerait le passage à une drogue plus violente, par désir de braver l’interdit, les jeunes devenant par ailleurs ingérables sous l’emprise continuelle de psychotropes.
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