On peut s'inquièter avec raison, de ne jamais lire d'articles sur la majorité des fumeurs qui font un usage responsable du cannabis, n'ont jamais eu aucun problème et approuvent la légalisation. Alors que les cas problèmes font la Une, même s'ils ne représentent qu'un pourcentage infime des consommateurs.
À force de leur dire n'importe quoi pour démoniser le cannabis, les éducateurs perdent toute crédibilité. Il ressort d'une enquête nationale de Santé Canada sur la consommation d'alcool et d'autres drogues, qui vient tout juste de sortir, que « près de 70% des personnes agées de 18 à 24 ans en ont fait usage au moins une fois » dans leur vie. Ils sont donc aux premières loges pour savoir que le cannabis n'est pas la plante démoniaque qu'on leur décrit.
L'éducation des jeunes sur les drogues devrait être basée sur les connaissances scientifiques, la compassion, la santé publique, les libertés fondamentales et les droits humains, et non pas sur l'obscurantisme, le puritanisme, la déformation des faits, la démonisation et la répression, comme c'est le cas actuellement.
La prohibition fait obstacle à l'éducation, puisqu'elle accapare la presque totalité des budgets.
L'intolérance totale (tolérance zéro) nie l'existence de la consommation responsable et donc de l'éducation basée sur la connaissance et la modération. Les jeunes n'ont pas tous des problèmes. C'est plutôt l'exception que la règle. « Les études tendent à montrer que les jeunes qui font un usage problématique du cannabis ont aussi une consommation problématique d'alcool et manifestent une tendance plus élevée à adopter des « comportements à risque ». Il semble donc que la consommation problématique chez les jeunes soit un symptôme d'autres problèmes sous-jacents plutôt qu'une cause »
Notre société qui prescrit du xanax aux dépressifs jusqu'à en faire des accrocs, on va dire que ce n'est pas le produit mais l'abus... Notre société qui prescrit des camisoles de force chimiques tel la Ritaline (methylphénidate) aux élèves du primaire pour contrôler leurs débordement d'énergie, ne devrait pas se surprendre de les voir fumer du cannabis quand ils arrivent au secondaire.
Si on voulait être méchant et procéder par amalgame, comme font certains journalistes, on pourrait conclure que les jeunes fument avant les cours où ils s'ennuient., et que les professeurs ennuyeux se servent du cannabis comme bouc émissaire pour camoufler leur incompétence.
Il faut qu'une société soit gravement malade pour tenter de faire croire à ses citoyens qu'une plante, qui a fait partie de la pharmacopée traditionnelle de l'humanité depuis des millénaires, est soudain devenue la cause de ses problèmes sociaux. Le cannabis est là pour rester, quoi qu'en pensent les prohibitionnistes. Tant que la politique d'intolérance totale sera appliquée et que la propagande prohibitionniste tiendra lieu d'information en même temps que d'éducation pour les jeunes, les problèmes de consommation et de crime organisé risquent d'empirer. C'est le mauvais exemple étatsunien, à ne pas suivre.
L'abolition de la prohibition est le seul moyen de mettre fin à l'emprise du crime organisé. Le meilleur moyen de protéger les jeunes, c'est de consacrer à l'éducation et la santé, les centaines de millions d'euros dépensés annuellement en répression policière et les milliards engrangés par les mafia qui controlent les aprovisionnements et le traffic; plus important encore, d'un point de vue sanitaire avec des controles qualité pour garantir des produits, herbe ou résine, non trafiqués et dangereux tout en indiquant les teneurs en THC CBD etc... avec des informations et mises en gardes.
Les partisans de la légalisation devraient disposer de plus d'espace médiatique pour exprimer leurs opinions, car celui ci reste exclusivement consacré aux prohibitionnistes.
Les Hommes Politiques?
Les leaders des grandes formations agissent contre nous plus par opportunisme électoral que par conviction. Mais ils ont persuadé leur base que la prohibition est une politique morale et efficace à condition d’y mettre les moyens et d’appliquer une tolérance zéro.
Cette phrase a été prononcée par Lionel Jospin, en 2002.« Fumer un joint chez soi est certainement moins dangereux que boire de l'alcool avant de conduire, pour soi et aussi pour autrui ».
http://fr.news.yahoo.com/dstsante/20080129/thl-cannabis-plus-cancerigene-tu-meurs-be91fa4_1.html
Que de chemin parcouru depuis à grand coups de campagnes pour effrayer les gens.
Ces bien pensants croient qu’un Etat Policier avec lois d’exception, colonies pénitentiaire pour mineurs, camp de travail et centre de sevrage forcé sera un paradis sans drogues illicites. Pas moi, un exemple en apporte la preuve évidente : les Etats-Unis.
Les Américains appliquent intégralement cette stratégie depuis cinq ans et ont testé des versions à peine plus light depuis Nixon. Les USA restent pourtant dans le peloton de tête de la consommation de drogues, de la production, du deal, de l’importation, du blanchiment, du crime organisé, de la violence urbaine et policière. Malgré les milliards gaspillés et les millions de vies brisées, les théoriciens de l’abstinence et de la guerre à la drogue conservent leur influence.
Mais là je m'éloigne trop du sujet.
Prenons un exemple récent avec la dernière étude comparative Cannabis/Tabac
Rappelons le résultat du match précédent, juste avant les présidentielles...
1 joint = 7 clope, une étude sérieuse avec des articles partout etc...
et paf il y a quelques jour une étude néozélandaise qui nous affirme:
1joint = 20 clopes
si si vous avez bien lu...
mais jusqu'où iront nous?
Un des résultats de l'étude montre que dans le groupe de consommteurs fréquents de cannabis (un joint par jour durant dix ans ou deux joints quotidiens pendant cinq ans), le risque de cancer du poumon est 5,7 fois plus élevé que chez les autres patients. Les auteurs en concluent que fumer du cannabis est aussi dangereux que de griller vingt cigarettes.
http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/88364/--Fumer+un+joint+aurait+les+m%C3%AAmes+effets+que+vingt+cigarettes
J'ai lu cet article et ce que j'en retiens c'est que cette pseudo-étude est basée sur un questionnaire ciblant les habitudes de consommation de personnes atteintes du cancer du poumon.
Bref, rien de scientifique là-dedans, aucune réelle étude, aucun protocole, tout ceci n'est qu'une farce et cette affirmation et totalement gratuite puisqu'il n'y a aucun contenu pour l'étayer.
voila un début d'explication du pourquoi et du comment ,tiré de l'ouvrage;la dangerosité des drogues (rapport au secrétariat d'état à la santé)...
effets sur le système respiratoire:
les effets toxiques les plus prévisibles du cannabis sontreliés à son utilisation excessive par inhalation.En effet les mêmes concentrations de substances cancérigènes ( phénol, nitrosamines substances polyaromatiques,etc)sont retrouvées dans la fumée provenant des cigarettes ou des joints.
Ce sont les effets les plus dangereux en cas d'usage tres fréquent du cannabisdu fait du risque de tumeur pulmonaire, d'autant que sa consommation ne diminue pas celle du tabac,par ailleurs,des inflammations bronchiques ont été observées chrz les très gros consommateurs (+ 10 cigarettes / jours),ainsi que des troubles asthmatiques et une altération des fonctions respiratoires.
un des dangers de l'inhalation de cannabis tient au fait que celle-ci est plus profonde et l'air inspiré plus chaud.
bon comme le texte fait des pages j'ai juste pris le passage qui nous concerne...
Le cannabis est aussi "vaso dilatateur" et va plus profondément dans les poumons...
Il n'y a pas de fumée sans feu.. de savoir l'équivalence d'un joint par rapport au clopes,n'y changera rien....
Fumer n'est pas anodin,nos amis hollandais, dont le taux de consomateurs est inférieur au notre, avec leurs vapeurs cannabique ne s'y sont pas trompés, et l'étude n'avertit en rien sur les dangers d'un space cake ou d'un bon beurre....
Bien à vous tous
Mrpolo

