Les enfants victimes du tabagisme passif

Interdiction de fumer dans les lycées et les lieux publics.

Les enfants victimes du tabagisme passif

Message non lupar Jean1 » Sam 05 Avr 2008 20:30

Enfumer un enfant est sans aucun doute une forme de maltraitance, une oppression à l'encontre d'une personne qui n'est pas en état de s'y opposer.

Peut-être serait-il possible de mettre à disposition des enfants un numéro vert pour avoir de l'aide, ou d'étendre celui de la maltraitance aux différentes formes.

Je pense que la simple existence d'une telle possibilité aurait un très bon effet éducatif pour les parents enfumeurs, même sans que l'enfant y recoure.
Jean1
 

Message non lupar Jean 1 » Lun 07 Avr 2008 12:16

Déclaration des 7èmes rencontres nationales d'Angers « femme et tabac » 2, 3 et 4 Mai 2006
Maurice Tubiana , Michel Delcroix , Jacques Lansac , Henri Pujol , Nelly Dequidt , Conchita Gomez , Gérard Dubois , Bertrand Dautzenberg , Bernard Maria , Didier Lémery et Michel Brazier
Dans notre pays au cours des trente dernières années, le pourcentage de femmes fumeuses en âge d'avoir des enfants a triplé. C'est ainsi qu'aujourd'hui environ 36 % des femmes fument avant d'être enceintes et 20 à 28 % durant leur grossesse. Cette situation est d'autant plus alarmante que le tabagisme parental pénalise gravement les soins périnataux : forte augmentation des risques de fausse couche précoce, de grossesse extra-utérine, de prématurité et de grande prématurité, de retard pondéral à la naissance, de mort fœtale pendant le troisième trimestre, et aussi de mort subite du nourrisson ou de troubles respiratoires parfois très graves pendant la première enfance.
En matière de soins périnataux, la France connaît en effet une situation en contraste avec sa situation sanitaire globale. Le taux de mortalité périnatale (mort-nés et décès jusqu'au septième jour) qui est voisin de 7 pour 1000 situe la France au neuvième rang des pays de développement comparable. Le plan périnatalité 2005/2007 prévoit de réduire de 15 % la mortalité périnatale (pour la ramener à 5,5 pour mille) et de 30 % la mortalité subite du nourrisson. Or, le rapport annuel de la Cour des comptes de Février 2006, au chapitre la politique de périnatalité, dénonce l'incohérence des décisions gouvernementales : recommandations du jury de la Conférence de consensus « grossesse et tabac » organisée par l'ANAES à Lille en octobre 2004 non prises en compte, dommages causés par l'alcool et le tabac par deux fois exclus des derniers plans périnatalité. Certaines maternités publiques ou privées comportent encore un fumoir et beaucoup d'entre elles n'ont pas encore manifesté l'intention de signer la Charte Maternité Sans Tabac proposée par le Réseau Hôpital Sans Tabac.
Nous nous trouvons dans une situation contradictoire et pour corriger cette situation il faut passer des vœux pieux à l'action. Les Agences régionales d'hospitalisation (ARH) étant responsables de la mise en œuvre des engagements du gouvernement doivent faire appliquer dans les services de gynécologie obstétrique par les médecins et directeurs le strict respect de la loi et les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Il faut pénaliser budgétairement les institutions qui ne remplissent pas leur mission et valoriser la dotation des établissements où les médecins et les directeurs appliquent dans leur établissement la loi Evin et les recommandations du consensus (référentiel pour devenir une Maternité Sans Tabac). Il faut sensibiliser tous les professionnels de la périnatalité aux liens entre le tabac et les indicateurs de qualité des soins périnataux. Tous les acteurs de santé qui rencontrent des femmes enceintes doivent être impliqués : gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, pédiatres, psychologues mais aussi anesthésistes-réanimateurs, médecins généralistes, chirurgiens- dentistes, pharmaciens, puéricultrices et tous les autres personnels soignants. Il doivent être formés à l'information systématique de toutes les femmes lors de la déclaration de grossesse et à la mesure du CO expiré en consultation, en hospitalisation et à la naissance comme ils le font pour la tension artérielle. Ils doivent aussi être formés à la prescription des traitements efficaces (thérapies cognitivo-comportementales et substituts nicotiniques). Il faut que l'Assurance maladie assure la gratuité ou au minimum le remboursement de l'arrêt du tabac durant la grossesse. Il faut que les pouvoirs publics avec leurs instituts (Institut national du cancer, Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) redonnent l'espoir et des moyens aux professionnels engagés (création d'un observatoire national grossesse et tabac, financement d'études sur l'arrêt du tabac pendant la grossesse). Ils doivent enfin veiller à ce que ces moyens ne soient pas détournés de leur objet comme ce fut le cas trop souvent antérieurement.
Jean 1
 


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